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    <title>Modes Pratiques</title>
    <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques</link>
    <language>fr</language>
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      <title>Punir et vêtir</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/91</link>
      <description>En 1977, l’ancien Centre d’Observation public de l’Éducation surveillée (Copes) devenu Institution spéciale d’Éducation surveillée (ISES), employait trois lingères qui veillaient sur un lot de vestes en velours côtelé et de pantalons gris souris. Ces vêtements étaient remis à tous les jeunes arrivants qui les jetaient au fond du placard leur tenant lieu d’armoire et de penderie. Quand ils quittaient le centre, ils rendaient cet accoutrement hors d’âge tout fripé bien qu’il n’ait jamais été porté. Seul un adolescent déficient mental, sans famille, qui ne quittait jamais le centre, et dont la présence dans une institution pour mineurs délinquants reste pour moi un mystère, portait ce costume comme une ultime trace du temps des uniformes. L’éducateur devenu historien se devait de se pencher sur l’histoire du costume du mineur de justice. Centre d’observation des Chutes-Lavie, Marseille.  Photographie en noir et blanc, extérieur jour, grand soleil, années 1950. Devant l'entrée d'un petit bâtiment style IIIe République, vus de dos, une quinzaine de garçons en uniforme sont en rang. Les plus jeunes portent des culottes. Trois surveillants leur font face. Les élèves en rang devant les portes du « château » en uniforme « bleu aviateur ». On remarque que les plus jeunes garçons sont en culottes courtes, comme tous les enfants à cette époque. Cliché de Pierre Allard issu d’une série de vingt-quatre sur l’Institution publique d’éducation surveillée et le Centre d’observation des Chutes-</description>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La morale de la laine</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/126</link>
      <description>J’aborde ici un épisode particulier de l’histoire du vêtement : celui qui, en s’appuyant sur les nouveaux discours médico-hygiénistes, fait l’objet d’une scientifisation croissante à la fin du XIXe siècle et trouve, dans le contexte du mouvement réformateur vestimentaire, une impulsion cruciale pour un renouvellement radical de la mode1. Ce mouvement, qui avait peu d’importance en France, crée pourtant de nouvelles règles pour la conduite vestimentaire et lance un défi au vêtement traditionnel, en particulier celui des femmes. Ceci à tel point que même un grand couturier comme Paul Poiret s’en inspirera moins dans les formes et les matériaux que dans les exigences de fond. Hygiénistes, médecins, zoologues – ces deux derniers fréquemment en étroite union personnelle -, artistes, architectes, pédagogues, biologistes et mouvements de femmes issues des couches moyennes, réunis sous l’étendard réformateur de l’avant-première guerre mondiale, voient dans la question vestimentaire une préoccupation sociale majeure pour faire avancer les processus de modernisation des comportements et des pratiques corporelles. Ce faisant, un tournant paradigmatique apparaît dans les discours vestimentaires. Alors que la construction (coupes, formes, couleurs) était jusqu’à présent au centre de l’intérêt esthétique et moral, c’est maintenant le matériau qui occupe le devant de la scène. Il serait pourtant hasardeux de prétendre que l’idée de la construction ait été délaissée, mais sa position n’est p</description>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Ordonnance du Roy Henry II. Contenant Reformation de la superfluité des habillemens de soye</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/128</link>
      <description>La rubrique « Archives » de ce premier numéro de Modes pratiques consacré aux normes vestimentaires accueille la transcription de l’une des « chétives réformations sur les habillements, la cuisine et la chicane » dont Montaigne dénonçait l’inutilité dans ses Essais. En juillet 1549, le roi Henri II promulguait une ordonnance destinée à mettre un terme à la « superfluité des habillemens de soye » qu’il constatait dans son royaume. Le texte élaborait une réglementation complexe de l’usage des tissus de soie selon la qualité du porteur, en jouant sur les différences de tissage, les couleurs (dont le prestige variait en fonction des produits tinctoriaux utilisés), les pièces de vêtement. Par exemple, les femmes de la suite de la reine étaient autorisées à porter des robes de velours de couleur, à l’exception du velours rouge cramoisi qui était réservé aux princes et princesses ; les suivantes des simples princesses n’avaient droit qu’au velours noir ou tanné (une sorte de brun orangé), mais retrouvaient plus de choix de couleur pour les autres tissus de soie. Les bourgeoises, qui avaient tendance à se faire « damoiselles de jour en autre » (c’est-à-dire à revêtir les attributs théoriques des femmes nobles), se voyaient rappeler à l’ordre : elles ne pouvaient arborer des draps de soie de couleur que sur leurs cottes et manchons. La décision du roi se plaçait dans la longue tradition des lois somptuaires qui, depuis l’Antiquité grecque et romaine, visaient à limiter les débordement</description>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Ministère de l’industrie légère et stilyagui</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/130</link>
      <description>Comment avez-vous été amenée à travailler sur la mode et le vêtement ? J’ai commencé par travailler sur la vie quotidienne en Union soviétique et en particulier sur la distribution des logements à Petrograd pendant la guerre civile à partir d’une micro-étude sur un immeuble du centre-ville où les propriétaires et les locataires pré-révolutionnaires ont été entassés dans de petites pièces de leurs appartements tandis que d’autres pièces ont été distribuées aux ouvriers relogés venant de quartiers éloignés. C’est ainsi que les appartements communautaires sont apparus. J’ai eu envie de continuer à travailler sur le quotidien sous un régime autoritaire pour voir comment ils s’articulaient. J’ai alors feuilleté des revues attachées au quotidien, notamment les revues féminines et domestiques comme Rabotnitsa (Ouvrière) et les revues de mode. Ce qui m’a frappée, c’est le décalage entre le discours – du texte et des images – de ces revues sur ce qui est acceptable pour la société soviétique et l’image – le cliché – qu’on avait de l’URSS comme d’une économie de pénurie. D’emblée, mon sujet faisait sourire : de quelle mode parle-t-on dans une société de pénurie ? Je voulais comprendre cette apparente contradiction. Je suis allée voir les archives des organismes d’État en charge de la production de ce qui était explicitement appelé « la mode soviétique ». Si ce terme existait, ça avait donc du sens de réfléchir à la question. Des souvenirs personnels, non de cette époque, mais de son hé</description>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Revue pressée</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/132</link>
      <description>[image:revue] </description>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Rassegna stampa</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/985</link>
      <description>Selezione de annunci pubblicati sulle riviste Femina (1905) La Nouvelle Mode (1909) e Chiffons (1909). [image:reclames] </description>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Inspection des vestiaires</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/124</link>
      <description>Le 2 décembre 1914, le Tribunal de simple police d’Angoulême condamnait à 5 francs M. Rousseau, un directeur d’entreprise en travaux de peinture. Au motif de cette amende, le tribunal stipulait qu’il était « contraire au texte et à l’esprit du décret [du 1er octobre 1913] d’admettre que le souci que l’ouvrier a pris personnellement de sa propre sécurité, en se munissant d’un vêtement spécial, puisse avoir pour résultat de faire disparaître le devoir du patron et par suite la responsabilité pénale de celui-ci ». Le jugement ajoute « qu’il y aurait dans cette substitution de fait d’autrui, même consenti ou rémunéré, à sa propre obligation un moyen trop simple d’éluder la loi et la rendre vaine »2. Le tribunal fait ainsi savoir que l’entrepreneur Rousseau s’est rendu coupable d’une contravention à l’article 5 du décret du 1er octobre 1913. Ce texte permet l’exécution des dispositions du livre II du Code du Travail et de la Prévoyance sociale concernant l’hygiène et la sécurité des travailleurs. Le décret s’organise autour de métiers classés selon la dangerosité estimée des gestes au travail ou de l’emploi de matières déclarées nocives pour la santé. Les travaux employant le blanc de céruse, comme celui cité dans cette décision de justice, font ainsi l’objet d’une réglementation additionnelle. L’article 5 édicte les règles que les chefs d’industrie doivent appliquer dans les travaux de peinture en matière vestimentaire : ils doivent mettre à la disposition des ouvriers des surtou</description>
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La blouse ouvrière au XIXe siècle</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/105</link>
      <description>Au XIXe siècle dans les rues de Paris, ville industrielle, ville émeutière, l’ouvrier était un passant familier. Journalistes et artistes, policiers et hommes d’Etat, tous pensaient le reconnaître à son apparence, à savoir le port d’une blouse, ce long surtout en toile jeté sur le corps et s’arrêtant aux genoux. Le souvenir de la blouse, même vague, s’est perpétué jusqu’à nous, en dépit de l’apparition en fin de siècle des « bleus », une tenue de travail bien différente, consistant alors en un pantalon et une veste ajustés au corps. L’identification du peuple ouvrier à la blouse sacrifiait à l’usage si fréquent, hier et aujourd’hui, de désigner une catégorie sociale étrangère à soi par un attribut vestimentaire, de l’habiller par un mot. Mais cette réputation de norme faite en son temps à la blouse est à confronter aux pratiques vestimentaires des ouvriers réels, et c’est là notre propos principal. La blouse, oui, mais portée par tous ? tous les jours ? et, au travail, que portait-on ? Questions redoutables puisque nos sources, si elles projettent une vive lumière sur certains pans de cette histoire, en laissent bien d’autres dans l’ombre. C’est la raison pour laquelle il ne sera parlé ici que de l’ouvrier : pas de tenue comme la blouse qui serait d’emblée associée à l’ouvrière et pourrait nous servir de guide. Néanmoins, la cause semble entendue : l’habit, ordinaire ou élégant, aurait au cours du siècle progressivement remplacé la blouse chez l’ouvrier parisien, le costume d</description>
      <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Controverses à Los Angeles</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/107</link>
      <description>Le 17 juillet 1919, Alta Johnson, « une très jolie et jeune mère de famille »1 se rend à la plage de Santa Monica, une commune littorale de la région de Los Angeles, pour pique‑niquer en compagnie de son mari, son fils et une amie. Quand le pain vient à manquer, la jeune femme endosse un peignoir court par-dessus son maillot de bain et s’engage dans les rues de la ville pour trouver de quoi compléter le déjeuner. L’histoire pourrait sembler bien peu digne d’être racontée, si elle ne finissait pas sur une arrestation. Alta Johnson n’a pas fini ses emplettes qu’elle est arrêtée par un policier particulièrement zélé, Ben Carrillo, sur le motif que son peignoir ne la couvre que jusqu’aux genoux et laisse donc entrevoir ses jambes, alors même qu’elle se trouve dans la rue. Or, une ordonnance municipale stipule que les baigneurs doivent endosser un vêtement de ville couvrant intégralement leur corps lorsqu’ils franchissent cette barrière invisible qui sépare le sable du bitume. L’ordonnance a fait couler beaucoup d’encre dans les années précédentes et, en 1919, son application est de plus en plus rare et aléatoire, bien souvent laissée à l’appréciation des officiers de police. Quelques jours plus tard, Alta Johnson engage des avocats et menace la ville d’un procès. De fait, comme l’indique le journal local, « de nombreuses jolies filles font l’aller-retour entre la promenade et leur appartement sans mettre un quelconque vêtement par-dessus leur maillot de bain »2. Puisque la règle </description>
      <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>De l’étoffe dont on fait les forces de l’ordre</title>
      <link>https://devisu.inha.fr/modespratiques/111</link>
      <description>« Les bottes dont le cuir reflète un jour changeant,Et le képi – par la façon dont il s’incline –Timbré de l’écusson de la Ville en argent,Achèvent l’orgueilleux prestige de sa mine […].Somme toute, avec tout l’argent qui le plastronne,L’uniforme avantage assez bien sa personne,Grâce à lui, que de cœur n’a-t-il pas subjugués ! »1 Portrait du gardien de la paix parisien ou peinture de son uniforme ? À moins que l’un ne se confonde avec l’autre… S’il est difficile de distinguer dans ces vers l’habit de celui qui le revêt se dessinent néanmoins en creux les images de martialité, d’honneur et de virile séduction. Incarnation de la loi et imaginaire érotico-sentimental habitent un corps magnifié par le tissu et les insignes qui le parent. Des opera d’inspiration proche sont commis pour et par les gendarmes à la même époque2. Si le XIXe siècle constituait le « grand siècle du linge »3, c’est-à-dire de l’étoffe intime cachée, il est tout autant, sinon plus, le grand siècle de l’uniforme, vêtement officiel ostensible. En effet, ces vêtements s’imposent comme des éléments visuels omniprésents du quotidien. Si l’on pense en premier lieu à l’habit des militaires à une époque de conscription, la mise en uniforme des citoyens de la Troisième République débute précocement dès l’école, dans les campagnes comme dans les villes. En dépit d’un développement conséquent et protéiforme depuis une quinzaine d’années, l’historiographie de la chose policière s’est encore très peu intéressée à la cul</description>
      <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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