Un lieu de coopération des métiers de l’édition photographique

Le cas Hachette, photothèque d’éditeurs

A place of cooperation of the photographic publishing professions: the Hachette case, photo library of publishers

p. 78-97

Résumés

La photothèque Hachette Livre, aujourd’hui classée patrimoine historique national et riche d’environ 700 000 images, s’est constituée sur plus d’un siècle par l’achat de tirages, de documents divers et de collections anciennes, ainsi que par une production photographique en interne, le tout destiné à l’édition de livres et revues illustrés. L’étude de ce fonds exemplaire permet de restituer son histoire et parallèlement de mettre à jour les traces perdues de son fonctionnement, à travers l’organisation des services qui se sont succédé au cours des années, impliquant le portrait des acteurs de sa création, de son développement et de sa gestion. Ainsi se précisent tous les métiers et pratiques engagés dans les différents processus d’acquisition, de production, de conservation, de documentation, de diffusion et d’utilisation de ces images, et s’esquisse peu à peu le tableau des archives photographiques heureusement conservées du plus grand groupe éditorial français.

The Hachette Livre photo library, now classified as national historic heritage and consisting of approximately 700,000 images, was built up over more than a century through the acquisition of prints, various documents and old collections, as well as photographic campaigns, all intended for the edition of books and illustrated magazines. The study of this exemplary collection allows for a reconstruction of its history and at the same time brings to light the operation details of the Library’s subsequent services over the years, thus revealing the different actors involved in its creation, its development and management. The professions and practices required for the various processes of acquisition, production, conservation, documentation, distribution, and use of images are defined. Thus unfold the photographic archives of the largest French editorial group, which have luckily been preserved.

Index

Mots-clés

photothèque, maison d’édition, archives photographiques, collection, conservation, mémoire, patrimoine, documentation, iconographie, illustration

Keywords

photo library, publishing company, photographic archives, collection, conservation, memory, heritage, documentation, iconography, illustration

Plan

Texte

Hachette Livre est une des rares maisons d’édition françaises ayant eu la volonté de préserver ses archives iconographiques, initialement à disposition de ses éditeurs, mais auxquelles le temps a conféré le statut de collections patrimoniales, officialisé par un classement comme « archives historiques ». En tant que responsable de la photothèque dès 1995, le défi a été de concilier les tâches documentaires et de gestion qui m’ont été affectées prioritairement avec la mise en œuvre de mesures conservatoires et l’étude historique de ce fonds.

Les archives éditoriales du groupe Hachette recouvrent trois grands ensembles : les archives administratives (contrats anciens, manuscrits, correspondances, comptabilité), la bibliothèque de référence (un exemplaire de chaque ouvrage publié depuis 1826) et la photothèque, celle-ci à la charge d’une unique salariée. Les deux premiers ont été déposés par Hachette à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC)1 ; la photothèque quant à elle a été conservée en grande partie dans les locaux du groupe, car elle est toujours exploitée par les salariés de la maison. Pour reconstituer l’histoire de cet ensemble, les documents relatifs à sa constitution et à son évolution étant presque inexistants, d’autres sources ont été mobilisées : entretiens avec d’anciens salariés2, fonds eux-mêmes, éléments épars retrouvés fortuitement, enfin apport de regards extérieurs d’historiens et d’étudiants. Les configurations et statuts successifs endossés par cette photothèque ainsi que les mutations des fonds et de leur organisation permettent de saisir le rôle de l’image photographique et ses usages pour l’entreprise Hachette mais aussi la consécration patrimoniale de cet ensemble, au-delà de sa fonction première, l’édition de livres et revues illustrés3.

Le service des gravures : de la nécessité d’un fonds iconographique pour l’entreprise, 1860-1950

Dès les années 1850, la Librairie Hachette publie des ouvrages illustrés de gravures à partir de dessins d’Alexandre Bida, Gustave Doré, Paul Gavarni, Georges Roux ou encore Léon Benett4. La réalisation de ces illustrations est à l’origine du service des gravures, lui-même au fondement de la future photothèque. Ainsi, quand Louis Hachette lance ses livres scolaires illustrés, il fait appel à Adrien Dembour, l’imprimeur messin grand rival des Pellerin d’Épinal (Vosges), auquel il confie de 1853 à 1861 la direction du service de fabrication des clichés et des lithogravures5. Dès cette période, l’éditeur affiche donc la politique de la maison, faisant d’Hachette un précurseur dans le domaine des livres et journaux illustrés6, à l’origine de cette première collection iconographique.

La revue Le Tour du monde, nouveau journal des voyages, qui commence à paraître en 1860 sous la direction d’Édouard Charton, l’un des fondateurs de L’Illustration en 1843, montre qu’Hachette s’adapte rapidement aux différentes évolutions esthétiques et techniques, auxquelles la photographie va bientôt être intégrée7. Celle-ci est d’abord réinterprétée en dessin pour gravure « d’après photographie8 », dès 1864 avec la publication des clichés de Désiré Charnay pris au moment de son expédition à Madagascar9, puis tirée directement sur le bois à graver grâce à la technique du bois pelliculé mise en place dans les années 1870, afin de diminuer les interprétations et les transformations suscitées par l’étape de la gravure10. Parallèlement, le développement des procédés de reproduction photomécanique (héliogravure, phototypie et similigravure) va permettre de minimiser l’intervention du graveur et du dessinateur dans l’utilisation des photographies pour l’illustration des livres et des périodiques, en particulier à partir des années 188011. Ces expérimentations et recherches témoignent du rôle de plus en plus central conféré à l’image dans l’édition au cours du xixe siècle12, auquel participent au premier chef les publications de la maison Hachette.

Dans la préface publiée pour la refonte intitulée Le Tour du monde, journal des voyages et des voyageurs, qui paraît entre 1895 et 1914, l’image devient un élément constitutif à part entière du récit de voyage13. À cette période, grâce à la simplification de la pratique photographique opérée dans le sillage de l’adoption des plaques au gélatino-bromure d’argent au début des années 1880, les auteurs des récits viatiques – journalistes et missionnaires vivant ou installés temporairement sur place, diplomates, marins et militaires, aventuriers, géographes, archéologues ou voyageurs occasionnels (architectes, artistes) – sont eux-mêmes souvent photographes14. À leur retour de voyage, les étapes intermédiaires et délais nécessaires à la reproduction de leurs photographies restent toutefois multiples, faisant intervenir un grand nombre d’acteurs, et cela encore en 1908 ainsi que le montre un bon de commande pour la transformation en illustrations d’une série de prises de vue du commandant Bouillane de Lacoste, destinées à son article sur l’Afghanistan15 [Fig. 1]. Pour les quinze premières illustrations, une équipe de six dessinateurs et quatre graveurs est mobilisée. Elle permet une exécution rapide : une semaine entre le rendu des dessins le 27 mai et la mise en page à l’imprimerie le 5 juin après la remise aux graveurs, les surfaces calculées étant une des bases de la rémunération de ces derniers16. S’agissant de photographies, l’intervention des dessinateurs consiste en un travail de recadrage, de détourage ou de retouche pour en accentuer la lisibilité et la précision17. Aujourd’hui conservées à la photothèque et à l’IMEC, les photographies sources reproduites dans la revue – des vues du monde entier mais plus particulièrement de pays colonisés, « types » humains et scènes de la vie quotidienne – sont cédées à Hachette, qui peut ensuite les réutiliser dans d’autres publications.

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Fig. 1 Bordereau de commande de gravures du Tour du Monde pour la 6e livraison de l’article « Autour de l’Afghanistan » par M. [le Commandant de Bouillane] de Lacoste, afin de la mettre en page à l’imprimerie le 5 juin 19[08] / Page illustrée de cette livraison (« À travers le petit Tibet et le Kachmir ») parue dans Le Tour du monde, nouvelle série, vol. XIV, no 28, 11 juillet 1908, p. 327.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

La collection de supports photographiques qui deviendra la photothèque, à disposition de l’ensemble des éditeurs, commence ainsi à se former de manière cumulative, au gré des différents projets éditoriaux de l’entreprise et selon différents scénarios. Certains ensembles constitués en amont – car ils correspondent à l’illustration réunie pour des publications rachetées par Hachette – intégreront aussi les fonds. C’est le cas, par exemple, des 150 000 documents très variés provenant d’achats ou de dépôts (tirages, coupures de presse, brochures, cartes postales, dessins, gravures) destinés à la revue mensuelle Annales politiques et littéraires. Fondée en 1883 par Adolphe Brisson, reprise en 1939 et jusqu’en 1950 par Annales, Conferencia, elle traite d’actualité culturelle et politique, à destination d’un large public, en particulier provincial.

Parallèlement, des prises de vue sont réalisées à la demande d’éditeurs pour les ouvrages dont ils s’occupent, par exemple l’Almanach Hachette et son supplément illustré : Lectures pour tous. Revue universelle et populaire illustrée, créé en 1897 ; ou la collection « Le Guide bleu » fondée en 1916. Une fois les ouvrages parus, les négatifs – réalisés d’abord sur verre puis supports souples, par des opérateurs mandatés par le bureau de la gravure, interne à Hachette, dès 191418 – sont déposés au sein des collections, dans des boîtes numérotées.

Des illustrations complémentaires sont par ailleurs acquises, toujours en fonction des besoins éditoriaux, auprès de studios (Reutlinger, Nadar, Petit, Benque puis Rol, Meurisse, Manuel au début du xxe siècle) ou d’institutions publiques et de fonds privés d’entreprises et de particuliers (Pierre Mac Orlan, Francis Poulenc…). Certains photographes ou diffuseurs démarchent donc Hachette en évoquant une collaboration régulière, comme Charles Délius en 1928. D’autres proposent plus ponctuellement des vues pouvant intéresser l’éditeur, tels les photographes éditeurs F. Roël et C. Midol qui mentionnent en 1916 leur portrait de Pierre Loti proposé au prix que l’éditeur pourra leur en donner [Fig. 2].

Fig. 2 Lettre des photographes F. Roël et C. Midol proposant des images aux éditeurs de la revue des Annales politiques et littéraires (archives déposées chez Hachette), 22 septembre 1916.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Dans le même temps, pour pouvoir utiliser plus commodément cette masse de négatifs dispersés dans des boîtes, une centaine d’albums thématiques est constituée à partir des années 1900, afin de présenter une partie des tirages ainsi que des cartes postales achetées en nombre [Fig. 3]. Beaucoup d’autres tirages continuent toutefois à être archivés dans des dossiers au titre de l’ouvrage qu’ils ont illustré et dont le service garde un exemplaire annoté faisant office de catalogue, titres gérés par une bibliothécaire, au contraire des boîtes de négatifs : les illustrations dont les négatifs sont conservés par le service y sont signalées par une étoile bleue et un numéro inscrit à côté au crayon renvoie à la boîte de rangement du négatif [Fig. 4]. Les réutilisations d’un même négatif dans d’autres publications Hachette sont ensuite listées pour mémoire sur les premières pages de l’exemplaire conservé [Fig. 5]. Ce système contribue sans doute au développement d’une sorte de canon iconographique, la même image pouvant illustrer le même thème dans plusieurs éditions successives ou dans plusieurs ouvrages19. D’où l’influence possible de ces corpus iconographiques sur la formation et la reconfiguration d’imaginaires collectifs, les lecteurs associant les mêmes illustrations aux mêmes sujets.

Fig. 3 Photographes anonymes, « Paris - IVème [arrondissement] [Vues de la cathédrale Notre-Dame, du jardin de Notre-Dame et du pont Notre-Dame] », s. d. Tirages argentiques collés sur une page d’album avec, manuscrits à l’encre, les légendes, les numéros de boîtes de rangement et les cotes, 8 × 10 cm, 9 × 14 cm et 15 × 23 cm.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 4 « L’estacade à la pointe orientale de l’Île Saint-Louis en 1840. Eau-forte de Martial », dans Frantz Funck-Brentano, L’Île Saint-Louis et l’Arsenal, Paris : Libraire Hachette, 1925, coll. « Pour connaître Paris », p. 22.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 5 Page de garde annotée dans François Boucher, Le Faubourg Saint-Germain, Paris : Libraire Hachette, 1927, coll. « Pour connaître Paris ».

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

En 1920-1930, les institutions publiques habituellement fournisseuses d’images, comme le musée Carnavalet ou la Bibliothèque historique de la ville de Paris, remplacent, pour leurs propres collections, l’acquisition de tirages par celle de livres illustrés de photographies, par souci d’économie. Leur offre pour des clients extérieurs ne se renouvelle donc plus20. C’est en partie pour cette raison que l’entreprise Hachette, tout en poursuivant ses achats dans les agences qui prolifèrent21, souhaite engager elle-même des photographes pour à la fois diversifier les propositions à destination de ses éditeurs, s’assurer une exclusivité sur certains reportages et diminuer les coûts facturés en droits de reproduction extérieurs. Dans les sources que nous avons collectées, ce premier véritable service photographique est mentionné dès 1926, sur des bons de commande de prises de vue à réaliser à la Bibliothèque nationale et à l’Arsenal pour un livre sur le cardinal de Retz [Fig. 6]. Le fonctionnement de ce service interne reste peu connu, mais des contrats de l’époque stipulent que si les auteurs sont propriétaires de leurs textes, les négatifs sont cédés à Hachette par les photographes. Devenant le propriétaire de ces photographies, l’éditeur peut les vendre ou les reproduire à volonté22.

Fig. 6 Librairie Hachette, Service photographique, Bon de commande no 2189 pour deux prises de vues à effectuer au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale pour la publication du Cardinal de Retz, 25 juillet 1926.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Le service illustrations et photographie : une accumulation pragmatique, 1950-1980

Quoi qu’il en soit, dans les années 1950, ce service photographique interne perdure ; à cette période, il va être intégré au service illustrations et photographie, qui remplace l’ancien service des gravures et qui est constitué de plusieurs départements : archives, bibliothèque et service photographique. Ce service illustrations et photographie est décrit en 1958, sous le titre restrictif de « Bureau des illustrations », par son responsable Robert Grimoux dans un article du bulletin interne du personnel : il est « au service des départements éditeurs et du service Presse-Publicité de la Librairie, il documente d’une façon générale les ouvrages en préparation par la recherche iconographique, et participe à la réalisation graphique des éditions illustrées, par le dessin et la photographie23 ».

Au sein du service photographique, un photographe salarié et sans doute plusieurs indépendants répondent aux commandes des éditeurs pour des reportages ou des campagnes de prises de vue dans les musées, les expositions, les bibliothèques. Le développement et les tirages noir et blanc se font en interne, au sein d’un laboratoire, par deux personnes salariées, comme on le découvre sur quelques images des années 1960-1970 prises boulevard Saint-Germain à Paris [Fig. 7]. Les films couleur sont toutefois confiés à un laboratoire spécialisé à l’extérieur. Les photographes, dont les prises de vue sont identifiées « photos Hachette » [Fig. 8], déposent leurs négatifs sans mention de leur nom, entraînant donc un abandon complet de leurs droits d’auteur.

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Fig. 7 Photographe anonyme, [Techniciens du laboratoire photographique : contrôle des négatifs, agrandisseur, sécheuse-glaceuse électrique, Paris, boulevard Saint-Germain], s. d. Tirages modernes réalisés à partir de négatifs souples au gélatino-bromure d’argent de format 6 × 6 cm.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre. Tous droits réservés.

Fig. 8 Fiche de sortie des documents [liste des prêts] pour l’enveloppe de classement « Dante Alighieri ».

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Les ressources internes ne pouvant toutefois répondre à toutes les demandes, les achats de tirages se poursuivent à l’extérieur auprès des agences de presse ou spécialisées24, et d’organismes privés ou d’institutions publiques qui disposent de leur propre service photo commercial. Des dossiers iconographiques sont d’autre part déposés par des départements éditoriaux une fois leurs livres parus. C’est le cas des 30 000 tirages noir et blanc parfois complétés de négatifs et des 6 000 ektachromes correspondant aux ouvrages d’art de la collection « Réalités » publiée par Hachette dans les années 1960-1970. Certaines prises de vue proviennent d’agences, d’autres de commandes passées à des photographes de l’agence Top.

Un budget apparemment important permet par ailleurs des achats ciblés de collections extérieures, tel le fonds du photographe Maurice Rigal acquis dans les années 1960-1970, spécialisé dès les années 1930 dans la reproduction de gravures, dessins, tableaux, bijoux, orfèvrerie et les vues d’usines. On peut supposer qu’une sélection est opérée à travers ces thèmes au moment de l’achat, sans doute pour répondre à une demande en fonction de sujets absents ou mal représentés à la photothèque. Cet ensemble comprend environ 10 000 tirages noir et blanc avec négatifs, et conserve ses deux classements d’origine : « Théâtre » et « Collection Courante ». Les tirages sont collés dans des cahiers ou classeurs, ainsi l’album « Nijinsky » où cotes et légendes sont inscrites en regard des images [Fig. 9].

L’ensemble « Algérie 1900 » a quant à lui été vraisemblablement acheté à un collectionneur privé. Ses 1 750 prises de vue noir et blanc des années 1880-1890 assez hétérogènes25, de scènes de genre, portraits archétypaux et lieux, présentent une valeur certaine par leur caractère inédit.

Fig. 9 Double page du classeur « Nijinsky » : « La malle de voyages de Nijinsky Musée Opéra - Réserve » ; « L’Après-midi d’un faune (en couleurs) Opéra » [dessins de Valentine Hugo née Gross] ; « [deux portraits de Vaslav] Nijinsky [en costume de danse, 1950] ». Contretypes par Maurice Rigal, collés sur des feuilles de classeur, 10 × 16 cm et 12 × 14 cm.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Dans cette même logique, la collection stéréoscopique de l’industriel Jules Richard a été acquise pour ses importantes ressources iconographiques. Ce fabricant d’appareils de prise de vue et visualisation en relief qui invente en 1893 un stéréoscope perfectionné, le Vérascope26, exploite aussi 200 000 négatifs sur verre qu’il achète à des photographes amateurs dès 1900. À sa mort, ses héritiers vendent la collection qui parvient finalement à la Librairie Hachette dans les années 1970, augmentée d’archives manuscrites et de fonds stéréoscopiques complémentaires d’époques, de formats et d’origines divers27. Les catalogues de vente révèlent des vues du monde entier, de tous les continents et pratiquement de tous les pays européens, dont la France particulièrement bien décrite : paysages, architecture, scènes de rues « prises sur le vif », cérémonies officielles, travaux des champs, artisanat et industrie, tourisme, transports, événements historiques (guerre de 1914-1918, inondations de 1910 à Paris…), la mode aux courses, des nus (modèles d’atelier ou mises en scène d’histoires grivoises dans l’atrium de l’hôtel particulier de Richard)28.

Au fil des années, le service illustrations et photographie amasse ainsi quantité de documents : en 1958 on compte 30 000 dessins, 60 000 « clichés Hachette » – négatifs dont Hachette possède les droits – et 300 000 « photographies de toutes provenances »29. En 1964, sous la direction de Marcel Billot, il « dispose d’archives iconographiques comptant parmi les trois ou quatre fonds privés les plus considérables de Paris30 », pour concentrer en 1980 un ensemble d’environ 700 000 documents, tous supports confondus.

Outre les photographes, le service emploie des archivistes, des bibliothécaires, des documentalistes, des correspondancières (secrétaires administratives), des dessinateurs retoucheurs et des maquettistes. Parmi eux, une différence est établie au sein d’Hachette entre la bibliothécaire et l’archiviste, opposés de manière assez comique dans les dessins illustrant l’article de Grimoux en 195831 : la première élégante, organisée et efficace, et le second en blouse, désordonné et maladroit [Fig. 10]. L’origine de cette opposition peut se trouver dans l’importance accordée avant même 1950 au système de livres catalogues gérés par une bibliothécaire. Enfin des professeurs apportent leur aide sur leurs jours de congés en vérifiant les légendes des documents qui doivent illustrer les manuels scolaires.Toutes ces fonctions ont un objectif clairement énoncé : « Il s’agit en somme de traduire, d’interpréter la pensée, le plan d’illustrations prévu par l’auteur, les directeurs et les adjoints, en photos, maquettes et dessins pour l’acheminement vers les collègues de la gravure et de l’imprimerie32. » Elles se rapprochent des fonctions de l’iconographe, que décrit Olivier Lugon dans l’ouvrage qu’il consacre à Nicolas Bouvier : documentaliste qui accumule des images reproductibles pour les rendre accessibles à la recherche, rédacteur photo ou responsable de service photo, qui conçoit l’illustration d’un texte, passe commande des images, pilote leur exploitation, et chercheur d’images naviguant entre ces différents métiers33.

Fig. 10 Montage factice des vignettes dessinées par M. J. pour illustrer l’article de Robert Grimoux, chef du service illustrations et photographie, « Le bureau des illustrations », Vert luisant : bulletin bimestriel d’information du comité d’entreprise de la Librairie Hachette, no 42, août 1958, p. 6-9.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre. Tous droits réservés.

Les documentalistes quant à eux se consacrent aux tâches de légendage, indexation, rangement et classement ; ils mènent aussi des recherches iconographiques pour le compte d’éditeurs, auxquels ils prêtent des documents. Dès le début des années 1950 – la date la plus ancienne retrouvée à ce jour est celle du 1er juin 1954 [voir Fig. 8] –, les tirages produits en interne sont centralisés et rangés par thèmes dans un unique fonds encyclopédique d’enveloppes classées alphabétiquement. Ils conservent au dos la trace de leur provenance et de leurs usages éditoriaux successifs sous forme de mentions manuscrites. On décide également de numéroter les négatifs noir et blanc et les positifs couleur par format34, de les ranger dans de nouvelles boîtes aux tailles correspondantes et de consigner les légendes dans des inventaires manuscrits, en mettant à jour les anciennes mentions des livres catalogues. Lorsque le négatif correspondant à l’illustration de L’Île Saint-Louis et l’Arsenal est réutilisé, on lui affecte la cote « C 13524 ». La mention « Boîte 666 » est rayée et son tirage intègre l’enveloppe « Paris, Île Saint-Louis ». L’étoile est alors barrée et remplacée par cet intitulé écrit en rouge [voir Fig. 4]. Les anciennes boîtes numérotées n’ont cependant pas disparu, quantité de négatifs n’ayant pas été reclassés ou parfois jamais tirés.

Puis très rapidement, on décide de scinder en deux séries les enveloppes thématiques jusque-là constituées, afin de mieux distinguer les statuts des documents : ceux du domaine public ou dont Hachette Livre détient les droits, et ceux provenant d’agences ou de photographes indépendants, soumis à des droits de reproduction à chaque réutilisation35. Cette séparation se produit à la fin des années 1950, au moment de la promulgation de la loi sur les droits d’auteur de 195736, comme le confirme un prêt daté du 12 décembre 1958 mentionné dans l’enveloppe « Non Hachette » : Napoléon Ier, Habitations. Ce reclassement est cependant très progressif et toujours en cours à la date du 29 septembre 1964, comme le montre un tirage de l’agence Giraudon reproduisant un portrait de Dante Alighieri encore mentionné au milieu de photographies libres de droits [voir Fig. 8].

Ce rangement met ainsi au même niveau toutes les images pour créer une matière iconographique et un outil de travail rapidement utilisable. Afin de multiplier les accès à ces documents (thèmes secondaires, auteur de l’œuvre, personnages identifiés, datation…), une tentative d’indexation par fichiers d’auteurs et de thèmes est lancée avec l’aide du Cercle de la librairie – syndicat patronal français des industries du livre fondé en 1847 dont Louis Hachette est président à partir de 1864 –, mais est finalement abandonnée, sans doute par manque de moyens. La recherche se fait donc essentiellement par consultation directe du classement physique, comme cela se pratique souvent à l’époque dans des agences comme Rapho (encore en 196437) ou Roger-Viollet.

Certains dossiers iconographiques n’ont cependant pas rejoint ce classement thématique, soit par manque de temps et de personnel dans le cas de la collection « Réalités » : les tirages sont organisés par titre d’ouvrage dans des cartons « images publiées » et « images non publiées », regroupés par chapitre et parfois accompagnés de listes de légendes dactylographiées, traces du travail de l’iconographe ; soit volontairement pour conserver l’unité d’origine porteuse de sens dans le cas des albums « Algérie 1900 ».

Enfin, à la demande d’iconographes indépendantes, habituées à travailler à partir des ressources inédites de la photothèque, et souhaitant pouvoir les proposer à d’autres maisons d’édition, le service en vient même à fonctionner comme une agence en commercialisant les documents tombés dans le domaine public et les prises de vue des photographes d’Hachette auprès d’éditeurs extérieurs, dès 1963 comme le confirme le prêt à L’Express du 4 octobre de cette année [Fig. 11]. Les prêts sont notés dans des cahiers [Fig. 12], et des droits de reproduction facturés en cas d’utilisation, ce qui entraîne une importante gestion comptable.

Fig. 11 Fiche-fantôme du tirage noir et blanc « C 3104 » de l’enveloppe de classement « Hachette Louis, portraits ».

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 12 Cahier de prêts du service illustrations et photographie, 16 septembre 1971 – 15 octobre 1979 (ici, page du 16 septembre 1971 au 15 mars 1972).

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Le studio Hachette : une structure parallèle, 1960-1980

Cette cellule de création artistique, filiale créée par la Librairie Hachette à la fin des années 1950, est dédiée à des projets éditoriaux encyclopédiques en partenariat avec la maison d’édition italienne des frères Fabbri dans le but de concurrencer Larousse. En 1967, Vincent Brugère-Trélat en devient directeur : il y trouve des rédacteurs, trois maquettistes, une documentaliste et une jeune femme chargée de la fabrication assistée d’un ingénieur en photogravure38, qui se consacrent à l’adaptation française de l’encyclopédie italienne Tout l’Univers, destinée à la jeunesse. Un nouveau titre est lancé, l’Encyclopédie de la femme et de la famille, pour lequel il faut « trouver de bonnes photos ou les faire réaliser39 ». Concernant les illustrations, si les traitements rédactionnel et iconographique peuvent quelque peu « diverger », Vincent Brugère-Trélat insiste sur la nécessité de moderniser l’image et la mise en page.

La même année débute Connaissance de l’Histoire : toutes les semaines un fascicule d’une trentaine de pages aborde une civilisation sous tous ses aspects (événementiel, culturel, artistique, vie quotidienne…), dans le but de constituer une histoire universelle sous forme de publication de synthèse. L’iconographie voulue comme « correspondant à notre siècle de l’image » est constituée de « documents d’époque, dans leurs couleurs originales, qui tiennent une place équivalente au texte […] mis en page d’une façon vivante, animée, de façon à projeter un véritable film de l’histoire »40. Le nom de l’iconographe Maggy Champenois est cité dans l’ours du premier numéro du 12 avril 1967 jusqu’au dernier, en juillet 1968.

Un dossier d’archives retrouvé permet de suivre l’activité du studio pour la période de mai 1968 à août 1970. Comme le service illustrations et photographie, dont il est complètement indépendant mais avec lequel il coexiste et collabore, le studio mène des recherches iconographiques auprès d’agences ou de fonds publics mais également dans les collections Hachette, commande des dessins originaux et des reproductions photographiques d’œuvres d’art et gère les droits de reproduction. Ici aussi une équipe de photographes se constitue, dont la liste a été conservée et dont les prises de vue sont déposées en tant que « clichés Hachette ». Deux bordereaux de commandes donnent une idée du montant des rétributions pour l’Encyclopédie de la femme et de la famille : 120 photographies en noir et blanc sont payées au photographe Lubtchansky une somme forfaitaire de 10 000 francs en 1969, alors que 17 dessins et schémas sont achetés à Élie Espérance 550 francs en 1968.

Le studio se positionne lui aussi comme fournisseur d’images en exploitant les 4 500 ektachromes exécutés pour Connaissance de l’Histoire, prêtés aux éditeurs Hachette, directement ou par l’intermédiaire du service illustrations et photographie, et à des maisons d’éditions extérieures françaises ou étrangères, avec facturations de droits. Des lettres adressées au Livre de Poche et aux Éditions Tallandier en mars 1970 annonçant une facturation de 300 francs par ektachrome prêté, et un courrier à la maison Fibula-Van Dishoeck (Pays-Bas) indiquant la somme forfaitaire de 450 francs par ektachrome, permettent d’avoir une estimation des différents tarifs pratiqués par Hachette à cette époque.

Cette activité sort cependant des attributions traditionnelles du studio et est coûteuse en temps. Ainsi les ektachromes finissent rapidement par être cédés au service illustrations et photographie d’Hachette, qui gère ces questions en collaboration. Sur un cahier de prêts manuscrit, ce dernier communique en effet parmi les références courantes de ses fonds trois de ces clichés cotés « SH », pour « Studio Hachette », aux Éditions Tallandier, le 29 septembre 1971 [voir Fig. 12]. Ils font aujourd’hui encore partie de la photothèque, classés à part et identifiables sous le nom de collection « Connaissance de l’Histoire ».

La photothèque : mutations après 1980

Une vague de licenciements suit le rachat de la Librairie Hachette par le groupe Matra en décembre 1980 et entraîne la disparition du laboratoire photographique (deux salariés) et du studio Hachette – qui cède la place à la branche interne encyclopédies, dictionnaires et fascicules. Le service illustrations et photographie se trouvant en danger de liquidation car jugé non rentable, les éditeurs et iconographes, principalement du département de l’éducation, se mobilisent et permettent sa survie en faisant valoir l’intérêt iconographique et financier de documents majoritairement libres de droits. Il est finalement décidé de conserver la désormais photothèque avec un seul documentaliste rattaché au responsable du service des archives, bibliothèque de référence et photothèque, qui déménage de Vanves au siège du boulevard Saint-Michel en 1981.

Les archives photographiques se figent alors en fonds clos : plus aucun reportage n’est déposé. Avec l’arrivée des prises de vue numériques on n’achète plus de tirages ; les budgets supprimés, on n’acquiert plus de collections ou de documents anciens. Les fonds existants sont gérés par une unique personne qui les met à disposition des éditeurs en interne, mais elle ne s’occupe plus des recherches iconographiques. Les mêmes restrictions budgétaires pesant sur les départements éditoriaux, les quelques iconographes salariées sont licenciées, les éditeurs font de plus en plus rarement appel aux indépendants et mènent eux-mêmes leurs recherches. Les négociations sur les tarifs, la gestion des prêts et le règlement des droits de reproduction échouent aux éditeurs ou à leur secrétariat.

Le prêt à l’extérieur du groupe de documents du domaine public et de « clichés Hachette » – prises de vue dont Hachette possède les droits – dure cependant jusqu’au début des années 1990, comme en témoigne un bordereau de remise de documents au Club Méditerranée, d’avril 1983, où sont détaillées les conditions du prêt, en particulier le montant des indemnités facturées en cas de retard de restitution, de perte ou de détérioration [Fig. 13], et sur la fiche-fantôme d’un portrait de la comtesse de Ségur communiqué en 1992 aux Éditions Scala. Le service réalise sans doute des profits intéressants par cette pratique, la facturation étant prise en charge par la section droits de reproduction illustrations d’Hachette, en-tête qui apparaît sur une lettre adressée aux Éditions Magnard le 15 décembre 1980, réclamant un justificatif pour établir la facture de droit.

Fig. 13 Hachette Photothèque, Bordereau de remise de documents établi pour le Club Méditerranée, 11 avril 1983.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

De nouveau menacée par un déménagement mais toujours soutenue par ses utilisateurs, la photothèque fait l’objet d’un audit qui confirme son importance et entraîne mon recrutement en 1995. Elle passe alors au service prépresse-informatique éditoriale de la direction technique qui dynamise son offre en développant une base documentaire d’images numérisées à partir des collections. L’année suivante le siège d’Hachette Livre s’installe en location dans une tour du 15e arrondissement, quai de Grenelle.

Les fonds anciens, au fort potentiel iconographique, continuent à être utilisés : présentés à des éditeurs, ils inspirent des ouvrages de type « beaux livres ». Le travail du responsable des collections ne consiste plus alors à satisfaire une recherche précise mais à être à l’origine même du projet éditorial par sa force de proposition. La gloire de l’Algérie d’Élisabeth Fechner paru chez Calmann-Lévy en 2000 puise ainsi une part importante de son iconographie dans la collection « Algérie 1900 ». L’éditeur a pu bénéficier de ces images sans droits de reproduction. En retour il a accepté de participer financièrement à la campagne de reconditionnement des négatifs dans des pochettes et des boîtes en papier et carton neutres [Fig. 14], donnant l’exemple d’une prise de conscience et d’un engagement vis-à-vis de la préservation de ressources internes communes. La collection stéréoscopique Richard a quant à elle été particulièrement mise en valeur par les Éditions du Chêne dans la collection « Voyages en… », éditée dans les années 2000 et traitant des voyages dans le monde au début du xxe siècle. En l’absence de tirages, les catalogues guident les recherches : les listes de courtes légendes numérotées permettent d’identifier les négatifs dans leurs boîtes. La sélection de l’iconographe, rendue complexe par la forme des images et leur polarité, est ensuite tirée sur planches contact.

Fig. 14 Double page de l’album 3, « Algérie : Alger, campements et chameaux » : no 562 (« Arabe et son âne, Alger ») et no 563 (« Arabes de l’intérieur »), photographe(s) anonyme(s) ; [négatif no 563 dans sa pochette, extrait de sa boîte de rangement no 33], s. d. Tirages argentiques collés sur pages d’album, 23 × 29 cm chacun et négatif sur verre au gélatino-bromure d’argent, 24 × 30 cm.

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Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

En avril 2015 Hachette Livre rejoint le site de Vanves dans un immeuble neuf dont il est propriétaire et où des locaux en sous-sol sont spécialement aménagés pour le stockage des archives. Une note préventive adressée aux directions concernées et pointant les exigences minimales à observer (température, hygrométrie, lumière, entretien) permet d’obtenir des conditions acceptables en matière de conservation.

Quel devenir pour la photothèque ?

Il serait bien difficile d’évoquer l’avenir de la photothèque dans la mesure où celui-ci ne dépend pas des personnes qui en ont la charge, et qu’à notre connaissance aucune projection n’existe à ce sujet. À l’initiative de la direction générale, ont été confiées à l’IMEC, au moment des différents déménagements de l’entreprise, les archives administratives et une partie des illustrations de la revue Le Tour du monde en 1993 – selon le catalogue de l’IMEC, mais en fait déposées en 1994 –, puis la bibliothèque de référence en 200441. La totalité des archives, dont la photothèque, reconnues comme patrimoine remarquable autant au niveau éditorial que national, ont été classées « archives historiques » par le ministère de la Culture (arrêté du 29 mars 2002)42 à la demande de Jean-Luc Lagardère alors président-directeur général du groupe détenant Hachette Livre, affirmant ainsi son souci de leur conservation en ce qu’elles participent à l’image de la société43.

La question du statut patrimonial de ces collections en tant que corpus significatif dans son intégrité semble donc actée, en dehors même de leur valeur d’usage dans le cadre des publications Hachette, mais elles n’en demeurent pas moins des témoins de cette activité à laquelle elles ont participé et dont elles portent les traces, ouvrant la voie à de possibles futures études44.

Nous en voulons pour preuve les propos de Monique Nemer, éditrice et conseillère auprès de la direction générale, qui a suivi le dossier de ce classement :

Une maison qui n’a pas le sens de son passé n’a pas beaucoup d’avenir […] Je trouve regrettable de laisser les archives des éditeurs non accessibles. Les archives, c’est quelque chose de symbolique, du capital-image. Notre démarche fera, je l’espère, réfléchir d’autres éditeurs sur la nécessité de sauvegarder et d’ouvrir à la consultation leur propre fonds […] cela permettra de [le] faire vivre… J’entends par là que des chercheurs pourront y avoir accès pour publier des travaux sur notre histoire […] Pour une fois, la logique patrimoniale et celle de l’entreprise se concilient45.

1 Abbaye d’Ardenne (Saint-Germain-la-Blanche-Herbe), Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), 44HAC/ : <https://www.imec-archives.com/arc

2 Christian Bricout, documentaliste à la photothèque à la retraite (septembre 1996), Raymond Landin, ancien responsable du laboratoire photographique

3 L’auteure tient à remercier Marie-Ève Bouillon et Laureline Meizel pour leurs encouragements et leur aide précieuse, ainsi que Catherine A. Clark

4 Beaucoup de ces dossiers d’illustrations confiés à des sociétés d’archivage extérieures ont été perdus, dont certains peut-être en août 1997 quand

5 Mollier 1999, p. 425 ; Mistler 1964, p. 152.

6 Mollier 1999, p. 429.

7 Meizel 2015.

8 Gervais 2003.

9 Charnay 1864.

10 Chapelle 2019, p. 125 ; Gervais 2007, p. 208.

11 Bajac 2010, p. 114-116 et 162 ; Gervais 2010.

12 Meizel 2017.

13 Chapelle 2019, p. 115.

14 Barthe 2021 ; Chapelle 2019, p. 126-128.

15 Bouillane de Lacoste 1908, p. 327.

16 Avec le degré de finition exigé et le type de publication. Kaenel 2005, p. 193-194.

17 Chapelle 2019, p. 136.

18 Lettre du chef du bureau de la gravure Lancelot datée du 11 juin 1914, concernant l’autorisation accordée à ses deux opérateurs de photographier

19 Clark 2018, p. 67.

20 Ibid., p. 68.

21 Keystone, Trampus et Mondial Photo-Presse regroupés ensuite chez SAFARA, Rapho, Alliance-Photo, Fulgur, Roger-Viollet, etc. Voir Denoyelle 1997.

22 Comme celles de la série « Visages de Paris » de Pierre Lafitte, parue en 1927 et 1928 : Librairie Hachette, « Contrat pour Les musées », s. d.

23 Grimoux 1958, p. 6.

24 AFP, Giraudon, AGIP, Explorer, Gamma...

25 Seules quelques-unes sont signées : C. Grand, P. Famin, Famin et Cie. Voir Le Goëdec 1997.

26 Équipé de deux objectifs, pour des plaques de format 45 x 107 millimètres.

27 Périn 1993-2001.

28 Busch 1999.

29 Grimoux 1958, p. 8.

30 Conservées dans les anciens locaux des Messageries, 3 rue Christine, les documentalistes, maquettistes et ateliers de photographie étant situés

31 Grimoux 1958.

32 Ibid., p. 7.

33 Lugon 2019, p. 24-25.

34 A pour les 24 x 30 cm, B pour les 18 x 24 cm, C pour les 13 x 18 cm et D pour tous les formats inférieurs ou égaux à 9 x 12 cm.

35 Les deux séries totalisent à ce jour environ 150 000 documents.

36 Loi no 57-298 du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.

37 Fayard, Plécy et Tournier 1964.

38 Brugère-Trélat 2003, p. 22.

39 Ibid., p. 21.

40 Fouret 1967.

41 Derval 2006, p. 5.

42 Perrier 2002, p. 66-67.

43 Guyon 2009.

44 Bouillon 2020.

45 Perrier 2002.

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Notes

1 Abbaye d’Ardenne (Saint-Germain-la-Blanche-Herbe), Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), 44HAC/ : <https://www.imec-archives.com/archives/collection/hachette-livre> et <https://portail-collections.imec-archives.com/ark:/29414/a0114315290493T3p7U> (consulté le 4 décembre 2021).

2 Christian Bricout, documentaliste à la photothèque à la retraite (septembre 1996), Raymond Landin, ancien responsable du laboratoire photographique (1996), Georges Lanthoinette, ancien responsable des archives (mai 1997), qui sont ici remerciés.

3 L’auteure tient à remercier Marie-Ève Bouillon et Laureline Meizel pour leurs encouragements et leur aide précieuse, ainsi que Catherine A. Clark pour sa relecture.

4 Beaucoup de ces dossiers d’illustrations confiés à des sociétés d’archivage extérieures ont été perdus, dont certains peut-être en août 1997 quand, dans le port du Havre, un gigantesque incendie a détruit trois hangars de la société Eco-Arc contenant 30 000 mètres cubes d’archives d’entreprises dont Hachette Livre.

5 Mollier 1999, p. 425 ; Mistler 1964, p. 152.

6 Mollier 1999, p. 429.

7 Meizel 2015.

8 Gervais 2003.

9 Charnay 1864.

10 Chapelle 2019, p. 125 ; Gervais 2007, p. 208.

11 Bajac 2010, p. 114-116 et 162 ; Gervais 2010.

12 Meizel 2017.

13 Chapelle 2019, p. 115.

14 Barthe 2021 ; Chapelle 2019, p. 126-128.

15 Bouillane de Lacoste 1908, p. 327.

16 Avec le degré de finition exigé et le type de publication. Kaenel 2005, p. 193-194.

17 Chapelle 2019, p. 136.

18 Lettre du chef du bureau de la gravure Lancelot datée du 11 juin 1914, concernant l’autorisation accordée à ses deux opérateurs de photographier aux Archives nationales (Paris, Archives nationales, ABXXVII/1/A).

19 Clark 2018, p. 67.

20 Ibid., p. 68.

21 Keystone, Trampus et Mondial Photo-Presse regroupés ensuite chez SAFARA, Rapho, Alliance-Photo, Fulgur, Roger-Viollet, etc. Voir Denoyelle 1997.

22 Comme celles de la série « Visages de Paris » de Pierre Lafitte, parue en 1927 et 1928 : Librairie Hachette, « Contrat pour Les musées », s. d., Fonds Pierre Lafitte, IMEC. Clark 2018, p. 66.

23 Grimoux 1958, p. 6.

24 AFP, Giraudon, AGIP, Explorer, Gamma...

25 Seules quelques-unes sont signées : C. Grand, P. Famin, Famin et Cie. Voir Le Goëdec 1997.

26 Équipé de deux objectifs, pour des plaques de format 45 x 107 millimètres.

27 Périn 1993-2001.

28 Busch 1999.

29 Grimoux 1958, p. 8.

30 Conservées dans les anciens locaux des Messageries, 3 rue Christine, les documentalistes, maquettistes et ateliers de photographie étant situés boulevard Saint-Germain. Mistler 1964, p. 381.

31 Grimoux 1958.

32 Ibid., p. 7.

33 Lugon 2019, p. 24-25.

34 A pour les 24 x 30 cm, B pour les 18 x 24 cm, C pour les 13 x 18 cm et D pour tous les formats inférieurs ou égaux à 9 x 12 cm.

35 Les deux séries totalisent à ce jour environ 150 000 documents.

36 Loi no 57-298 du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.

37 Fayard, Plécy et Tournier 1964.

38 Brugère-Trélat 2003, p. 22.

39 Ibid., p. 21.

40 Fouret 1967.

41 Derval 2006, p. 5.

42 Perrier 2002, p. 66-67.

43 Guyon 2009.

44 Bouillon 2020.

45 Perrier 2002.

Illustrations

Fig. 1 Bordereau de commande de gravures du Tour du Monde pour la 6e livraison de l’article « Autour de l’Afghanistan » par M. [le Commandant de Bouillane] de Lacoste, afin de la mettre en page à l’imprimerie le 5 juin 19[08] / Page illustrée de cette livraison (« À travers le petit Tibet et le Kachmir ») parue dans Le Tour du monde, nouvelle série, vol. XIV, no 28, 11 juillet 1908, p. 327.

Fig. 1 Bordereau de commande de gravures du Tour du Monde pour la 6e livraison de l’article « Autour de l’Afghanistan » par M. [le Commandant de Bouillane] de Lacoste, afin de la mettre en page à l’imprimerie le 5 juin 19[08] / Page illustrée de cette livraison (« À travers le petit Tibet et le Kachmir ») parue dans Le Tour du monde, nouvelle série, vol. XIV, no 28, 11 juillet 1908, p. 327.

Fig. 1 Bordereau de commande de gravures du Tour du Monde pour la 6e livraison de l’article « Autour de l’Afghanistan » par M. [le Commandant de Bouillane] de Lacoste, afin de la mettre en page à l’imprimerie le 5 juin 19[08] / Page illustrée de cette livraison (« À travers le petit Tibet et le Kachmir ») parue dans Le Tour du monde, nouvelle série, vol. XIV, no 28, 11 juillet 1908, p. 327.

Fig. 1 Bordereau de commande de gravures du Tour du Monde pour la 6e livraison de l’article « Autour de l’Afghanistan » par M. [le Commandant de Bouillane] de Lacoste, afin de la mettre en page à l’imprimerie le 5 juin 19[08] / Page illustrée de cette livraison (« À travers le petit Tibet et le Kachmir ») parue dans Le Tour du monde, nouvelle série, vol. XIV, no 28, 11 juillet 1908, p. 327.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 2 Lettre des photographes F. Roël et C. Midol proposant des images aux éditeurs de la revue des Annales politiques et littéraires (archives déposées chez Hachette), 22 septembre 1916.

Fig. 2 Lettre des photographes F. Roël et C. Midol proposant des images aux éditeurs de la revue des Annales politiques et littéraires (archives déposées chez Hachette), 22 septembre 1916.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 3 Photographes anonymes, « Paris - IVème [arrondissement] [Vues de la cathédrale Notre-Dame, du jardin de Notre-Dame et du pont Notre-Dame] », s. d. Tirages argentiques collés sur une page d’album avec, manuscrits à l’encre, les légendes, les numéros de boîtes de rangement et les cotes, 8 × 10 cm, 9 × 14 cm et 15 × 23 cm.

Fig. 3 Photographes anonymes, « Paris - IVème [arrondissement] [Vues de la cathédrale Notre-Dame, du jardin de Notre-Dame et du pont Notre-Dame] », s. d. Tirages argentiques collés sur une page d’album avec, manuscrits à l’encre, les légendes, les numéros de boîtes de rangement et les cotes, 8 × 10 cm, 9 × 14 cm et 15 × 23 cm.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 4 « L’estacade à la pointe orientale de l’Île Saint-Louis en 1840. Eau-forte de Martial », dans Frantz Funck-Brentano, L’Île Saint-Louis et l’Arsenal, Paris : Libraire Hachette, 1925, coll. « Pour connaître Paris », p. 22.

Fig. 4 « L’estacade à la pointe orientale de l’Île Saint-Louis en 1840. Eau-forte de Martial », dans Frantz Funck-Brentano, L’Île Saint-Louis et l’Arsenal, Paris : Libraire Hachette, 1925, coll. « Pour connaître Paris », p. 22.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 5 Page de garde annotée dans François Boucher, Le Faubourg Saint-Germain, Paris : Libraire Hachette, 1927, coll. « Pour connaître Paris ».

Fig. 5 Page de garde annotée dans François Boucher, Le Faubourg Saint-Germain, Paris : Libraire Hachette, 1927, coll. « Pour connaître Paris ».

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 6 Librairie Hachette, Service photographique, Bon de commande no 2189 pour deux prises de vues à effectuer au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale pour la publication du Cardinal de Retz, 25 juillet 1926.

Fig. 6 Librairie Hachette, Service photographique, Bon de commande no 2189 pour deux prises de vues à effectuer au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale pour la publication du Cardinal de Retz, 25 juillet 1926.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 7 Photographe anonyme, [Techniciens du laboratoire photographique : contrôle des négatifs, agrandisseur, sécheuse-glaceuse électrique, Paris, boulevard Saint-Germain], s. d. Tirages modernes réalisés à partir de négatifs souples au gélatino-bromure d’argent de format 6 × 6 cm.

Fig. 7 Photographe anonyme, [Techniciens du laboratoire photographique : contrôle des négatifs, agrandisseur, sécheuse-glaceuse électrique, Paris, boulevard Saint-Germain], s. d. Tirages modernes réalisés à partir de négatifs souples au gélatino-bromure d’argent de format 6 × 6 cm.

Fig. 7 Photographe anonyme, [Techniciens du laboratoire photographique : contrôle des négatifs, agrandisseur, sécheuse-glaceuse électrique, Paris, boulevard Saint-Germain], s. d. Tirages modernes réalisés à partir de négatifs souples au gélatino-bromure d’argent de format 6 × 6 cm.

Fig. 7 Photographe anonyme, [Techniciens du laboratoire photographique : contrôle des négatifs, agrandisseur, sécheuse-glaceuse électrique, Paris, boulevard Saint-Germain], s. d. Tirages modernes réalisés à partir de négatifs souples au gélatino-bromure d’argent de format 6 × 6 cm.

Fig. 7 Photographe anonyme, [Techniciens du laboratoire photographique : contrôle des négatifs, agrandisseur, sécheuse-glaceuse électrique, Paris, boulevard Saint-Germain], s. d. Tirages modernes réalisés à partir de négatifs souples au gélatino-bromure d’argent de format 6 × 6 cm.

Fig. 7 Photographe anonyme, [Techniciens du laboratoire photographique : contrôle des négatifs, agrandisseur, sécheuse-glaceuse électrique, Paris, boulevard Saint-Germain], s. d. Tirages modernes réalisés à partir de négatifs souples au gélatino-bromure d’argent de format 6 × 6 cm.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre. Tous droits réservés.

Fig. 8 Fiche de sortie des documents [liste des prêts] pour l’enveloppe de classement « Dante Alighieri ».

Fig. 8 Fiche de sortie des documents [liste des prêts] pour l’enveloppe de classement « Dante Alighieri ».

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 9 Double page du classeur « Nijinsky » : « La malle de voyages de Nijinsky Musée Opéra - Réserve » ; « L’Après-midi d’un faune (en couleurs) Opéra » [dessins de Valentine Hugo née Gross] ; « [deux portraits de Vaslav] Nijinsky [en costume de danse, 1950] ». Contretypes par Maurice Rigal, collés sur des feuilles de classeur, 10 × 16 cm et 12 × 14 cm.

Fig. 9 Double page du classeur « Nijinsky » : « La malle de voyages de Nijinsky Musée Opéra - Réserve » ; « L’Après-midi d’un faune (en couleurs) Opéra » [dessins de Valentine Hugo née Gross] ; « [deux portraits de Vaslav] Nijinsky [en costume de danse, 1950] ». Contretypes par Maurice Rigal, collés sur des feuilles de classeur, 10 × 16 cm et 12 × 14 cm.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 10 Montage factice des vignettes dessinées par M. J. pour illustrer l’article de Robert Grimoux, chef du service illustrations et photographie, « Le bureau des illustrations », Vert luisant : bulletin bimestriel d’information du comité d’entreprise de la Librairie Hachette, no 42, août 1958, p. 6-9.

Fig. 10 Montage factice des vignettes dessinées par M. J. pour illustrer l’article de Robert Grimoux, chef du service illustrations et photographie, « Le bureau des illustrations », Vert luisant : bulletin bimestriel d’information du comité d’entreprise de la Librairie Hachette, no 42, août 1958, p. 6-9.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre. Tous droits réservés.

Fig. 11 Fiche-fantôme du tirage noir et blanc « C 3104 » de l’enveloppe de classement « Hachette Louis, portraits ».

Fig. 11 Fiche-fantôme du tirage noir et blanc « C 3104 » de l’enveloppe de classement « Hachette Louis, portraits ».

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 12 Cahier de prêts du service illustrations et photographie, 16 septembre 1971 – 15 octobre 1979 (ici, page du 16 septembre 1971 au 15 mars 1972).

Fig. 12 Cahier de prêts du service illustrations et photographie, 16 septembre 1971 – 15 octobre 1979 (ici, page du 16 septembre 1971 au 15 mars 1972).

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 13 Hachette Photothèque, Bordereau de remise de documents établi pour le Club Méditerranée, 11 avril 1983.

Fig. 13 Hachette Photothèque, Bordereau de remise de documents établi pour le Club Méditerranée, 11 avril 1983.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

Fig. 14 Double page de l’album 3, « Algérie : Alger, campements et chameaux » : no 562 (« Arabe et son âne, Alger ») et no 563 (« Arabes de l’intérieur »), photographe(s) anonyme(s) ; [négatif no 563 dans sa pochette, extrait de sa boîte de rangement no 33], s. d. Tirages argentiques collés sur pages d’album, 23 × 29 cm chacun et négatif sur verre au gélatino-bromure d’argent, 24 × 30 cm.

Fig. 14 Double page de l’album 3, « Algérie : Alger, campements et chameaux » : no 562 (« Arabe et son âne, Alger ») et no 563 (« Arabes de l’intérieur »), photographe(s) anonyme(s) ; [négatif no 563 dans sa pochette, extrait de sa boîte de rangement no 33], s. d. Tirages argentiques collés sur pages d’album, 23 × 29 cm chacun et négatif sur verre au gélatino-bromure d’argent, 24 × 30 cm.

Vanves, Arch. Photo. Hachette Livre © Hachette Livre.

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Référence papier

Sylvie Gabriel, « Un lieu de coopération des métiers de l’édition photographique », Photographica, 4 | 2022, 78-97.

Référence électronique

Sylvie Gabriel, « Un lieu de coopération des métiers de l’édition photographique », Photographica [En ligne], 4 | 2022, mis en ligne le 07 avril 2022, consulté le 02 juillet 2022. URL : https://devisu.inha.fr/photographica/776

Auteur

Sylvie Gabriel

Sylvie Gabriel est responsable depuis 1995 de la photothèque Hachette, rattachée à la direction technique d’Hachette Livre. Elle est diplômée en histoire de l’art et en sciences et techniques de l’information et de la communication de l’Institut national des techniques de la documentation (Conservatoire national des arts et métiers).