Le chercheur-photographe et ses images de terrain

L’entreprise photographique d’Edgar Aubert de la Rüe

The scholar-photographer and his field images : the photographic enterprise of Edgar Aubert de la Rüe

p. 98-117

Résumés

De la Côte française des Somalis (Djibouti) à la Guyane française et des îles Kerguelen aux Nouvelles-Hébrides (Vanuatu), le géologue Edgar Aubert de la Rüe a sillonné les territoires méconnus de l’empire colonial français entre les années 1920 et 1960. Au cours de cette carrière, sans cesse secondé par sa femme, il a non seulement produit un ensemble colossal de photographies, mais il a aussi veillé à les faire connaître, à les vendre et à les diffuser, animant en quelque sorte sa propre entreprise photographique. Cet article propose de mettre en lumière la façon dont ce scientifique a œuvré avec ses images et d’identifier les mécanismes et les réseaux de diffusion qu’il a sollicités. À partir de ces analyses, nous formulons l’hypothèse que, dans une période où il devient commun pour les chercheurs de faire des photographies sur le terrain, Aubert de la Rüe incarne une figure encore peu identifiée par l’historiographie, celle que nous proposons de nommer le « chercheur-photographe », qui assume un rapport d’auteur à ses propres images.

From the French Somali Coast (Djibouti) to French Guiana and from the Kerguelen Islands to the New Hebrides (Vanuatu), the geologist Edgar Aubert de la Rüe criss-crossed several little-known territories of the French colonial empire between the 1920s and 1960s. During his career, assisted by his wife, he not only produced a colossal collection of photographs, but also ensured that his work was known and circulated, thus building his own photographic enterprise. This article proposes to shed light on the ways in which this scholar worked with his images and to identify the mechanisms and circulation networks that he mobilized. Based on these analyses, the article formulates the hypothesis that, in a period when it is becoming common for researchers to take photographs in the field, Aubert de la Rüe embodies a figure that we propose to call the “scholar-photographer,” who established an authorial relationship to his own images.

Index

Mots-clés

chercheur-photographe, terrain, sciences naturelles, ethnographie, photographie coloniale, photothèque, musée de l’Homme, Edgar Aubert de la Rüe, Nouvelles-Hébrides, Vanuatu

Keywords

scholar-photographer, fieldwork, natural sciences, ethnography, colonial photography, photo library, musée de l’Homme, Edgar Aubert de la Rüe, New Hebrides, Vanuatu

Plan

Texte

Les autrices tiennent à adresser de très vifs remerciements à Laureline Meizel pour les avoir incitées à amorcer ensemble les questionnements dont le présent article est le résultat, ainsi que pour ses remarques pertinentes tout au long du processus d’écriture. Nos sincères remerciements vont également aux évaluateurs et évaluatrices de cet article ainsi qu’aux équipes des fonds iconographiques du musée du quai Branly – Jacques-Chirac et des archives de la Nouvelle-Calédonie pour leurs autorisations de reproduction gracieuses.

Les Nouvelles-Hébrides, Madagascar, la Côte Française des Somalis, Tahiti, Wallis-et-Futuna, Kerguelen, Saint-Pierre-et-Miquelon : ce sont là les noms de quelques-unes des régions et des îles, toutes sous domination française, qu’ont arpentées le géologue Edgar Aubert de la Rüe et sa femme Andrée, au cours de la carrière scientifique du premier, des années 1920 aux années 1960. Né à Genève en 1901, Aubert de la Rüe a été formé aux sciences naturelles et à la géologie à l’université de Paris, à l’Institut de géologie appliquée de Nancy et au Muséum national d’Histoire naturelle. Dès son premier voyage d’étude en 1923, il œuvre en photographe assidu pour documenter des aspects tour à tour géologiques, géographiques et ethnographiques, dans une perspective de recherche fondamentalement pluridisciplinaire. Tout au long de sa carrière, jusqu’en 1966, il prolonge ce geste au cours de trente-deux expéditions scientifiques et produit également de nombreuses images lors de ses excursions touristiques1. Au cours de sa vie, il constitue ainsi une documentation visuelle de près de cinquante mille plaques de verre et négatifs souples, doublés de nombreuses épreuves tirées ou retirées sur papier à des époques variées, aujourd’hui conservée par le musée d’Ethnographie de Genève et le musée du quai Branly – Jacques-Chirac (MQB-JC)2.

Si cet ensemble constitue une source pour les historiens de la colonisation et les spécialistes d’études aréales, le présent article entend s’intéresser à la façon dont il révèle en creux le rapport qu’Aubert de la Rüe, en tant que chercheur, a entretenu avec sa production visuelle. Outre le fait de prendre des photographies sur le terrain, de les renseigner, de les accumuler et de les mettre à disposition d’une communauté de chercheurs au sein d’institutions scientifiques, Aubert de la Rüe s’est montré particulièrement impliqué dans leur monstration, leur diffusion, leur valorisation et leur gestion, tout au long de sa vie. Ses images accompagnent ses livres et articles scientifiques, se trouvent projetées dans ses nombreuses conférences, et sont également insérées dans ses multiples contributions au sein de la presse grand public. Aubert de la Rüe met parallèlement en place des mécanismes qui favorisent la diffusion et la commercialisation de ses images, indépendamment de ses écrits : si sa pratique photographique est intimement liée à son travail scientifique, il arrive donc aussi fréquemment que son nom n’apparaisse dans un livre ou une revue que comme l’auteur des clichés.

En analysant de près la façon dont Aubert de la Rüe a œuvré avec ses images, ainsi que les réseaux dans lesquels elles ont circulé, cet article vise non seulement à cerner les statuts multiples que pouvaient avoir les photographies dans les sciences de terrain, en phase de professionnalisation à partir des années 1920, mais également à identifier le rôle et la posture assumés par leurs auteurs. Aubert de la Rüe semble ainsi incarner une figure encore mal identifiée que nous proposons de nommer « chercheur-photographe », et qui se situe à mi-chemin entre celle du chercheur utilisant la photographie sans autre ambition visuelle que la documentation scientifique et celle du photographe professionnel aussi reconnu pour ses travaux de recherche. La première de ces figures pourrait correspondre à celle de Claude Lévi-Strauss, qui a pris des photographies sans conviction lors de ses terrains des années 1930 et dont on a cherché sur le tard à faire un photographe3. À l’autre bout du spectre, Pierre Verger pourrait incarner la figure opposée : il est reconnu pour ses travaux ethnographiques sur le Candomblé, mais ses revenus et sa reconnaissance ont d’abord été les fruits d’une intense carrière de photographe, dont la production est encore régulièrement louée4. Aubert de la Rüe fait partie de ces chercheurs qui, sans jamais escompter faire de leurs images une source essentielle de revenus, et sans assumer la photographie comme un métier, ont néanmoins revendiqué une posture d’auteur vis-à-vis de leur production, et ont mis en œuvre des stratégies permettant de l’assumer.

De sa pratique photographique sur le terrain, examinée ici à partir du cas de ses deux missions aux Nouvelles-Hébrides (actuel Vanuatu) dans le Pacifique sud au cœur des années 1930, à la diffusion institutionnelle et grand public de ses images afin de faire connaître et promouvoir les territoires coloniaux, Aubert de la Rüe a ainsi œuvré autant à la création d’un véritable corpus d’images coloniales et ultra-marines qu’à la constitution de son statut de chercheur-photographe. Celui-ci se donne encore à voir dans ses efforts pour rassembler, à la fin de sa vie, son œuvre photographique et scientifique, qui s’apparente désormais à un ensemble historique et patrimonial.

Sur le terrain : collecter et montrer ses « belles photos »

« Faites de belles photos et une bonne moisson d’observation5 » : telle est la recommandation qu’adresse Mme Delmas, cheffe du bureau de l’Association française pour l’avancement des sciences (AFAS), à Aubert de la Rüe en 1934, à la veille de son départ pour une mission aux Nouvelles-Hébrides. Comme le suggère ce mot, le chercheur est déjà reconnu pour la qualité de ses images au moment de cette expédition. Ses photographies de terrain documentent en effet l’ensemble de ses missions et voyages, dès son premier séjour de recherche en Albanie en 19236. Elles ne se restreignent pas à des sujets de géographie physique et de géologie, et témoignent très tôt du soin qu’il apporte à la composition et aux cadrages [Fig. 1]. S’il est difficile de savoir avec précision, au regard des archives disponibles, comment Aubert de la Rüe a été ou s’est lui-même formé à la pratique de la photographie, les formats multiples des collections de négatifs conservés suggèrent une pratique plurielle et étendue. Lors de sa mission aux Nouvelles-Hébrides, le géologue emporte ainsi deux appareils photographiques distincts : l’un s’utilise avec des plaques de verre d’un format 9 x 12 centimètres, l’autre avec du film celluloïd moyen format, carré, de six centimètres de côté.

Fig. 1 Edgar Aubert de la Rüe, Maroc. Maquis dans le Haut Atlas (alt. 1600 m.) près d’Azegour. Au loin, le djebel Erdouz, 1928.

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Tirage sur papier baryté, 12,4 x 18 cm. Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / photo PP0212224. 

Pour cette mission, Aubert de la Rüe est mandaté par le ministère des Colonies en tant qu’ingénieur chargé de la reconnaissance géologique de l’archipel des Nouvelles-Hébrides, qui se trouve sous domination franco-britannique depuis 1906. Il s’agit d’examiner le potentiel économique du sous-sol de la région dans l’optique de la mise en valeur de cet archipel du Pacifique sud, voisin de la Nouvelle-Calédonie, elle-même largement exploitée pour ses richesses minéralogiques. Pour cela, le géologue obtient une première subvention votée par l’assemblée des professeurs du Muséum national d’Histoire naturelle le 19 octobre 1933, en échange de collectes de spécimens botaniques et zoologiques, d’objets ethnographiques et de photographies7. Ce financement s’inscrit dans la lignée de ses collaborations précédentes avec le Muséum et le musée d’Ethnographie du Trocadéro, à qui il a déjà fait don de collections et d’images issues de ses missions. Cette subvention est en outre complétée par un financement de l’AFAS – accordé aux mêmes conditions –, ainsi que du ministère de l’Éducation nationale, puis plus tard du Bureau d’études géologiques et minières coloniales et de l’Office national des combustibles liquides, un établissement public dépendant du ministère du Commerce et de l’Industrie8.

De février à septembre 1934, puis lors d’une seconde mission d’octobre 1935 à juin 1936, le couple Aubert de la Rüe visite ainsi une grande partie de l’archipel en rayonnant à partir de sa capitale, Port-Vila, et des diverses stations de colons, planteurs et missionnaires chrétiens installés dans les îles du nord et du sud. S’il emprunte essentiellement les petits cargos qui assurent la tournée des îles, ravitaillent les colons et rassemblent leurs productions agricoles pour les acheminer vers Port-Vila, il organise aussi des tournées à pied dans l’intérieur des terres, pour y explorer les villages et gravir les sommets volcaniques. Un cliché de 1934 montre par exemple le couple posant debout devant sa tente dans la forêt sur l’île de Tanna au sud de l’archipel [Fig. 2]. Au premier plan, assis, se trouvent deux hommes ni-Vanuatus, témoignant des relations locales essentielles que les Aubert de la Rüe eurent avec ceux qu’ils employèrent comme « porteurs » et « guides ». Les appareils photographiques semblent de toutes les tournées. Si les journaux du géologue ne mentionnent que très rarement sa pratique photographique sur le terrain, suggérant son évidence, les collections iconographiques aujourd’hui conservées dans les fonds muséaux en témoignent9.

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Fig. 2 Photographe anonyme, Nouvelles-Hébrides. Campement à Tanna, 1934.

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Tirage sur papier baryté, 12,5 x 17,5 cm, recto et verso. Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / photo PP0212958. 

Les situations relationnelles ponctuelles des prises de vue sont peu discutées, se limitant à des mentions rapides de la bonne ou mauvaise volonté des insulaires à se laisser photographier. Cette absence de réflexion épistémologique sur le médium photographique, couplée à la mobilisation d’un ensemble explicatif stéréotypé pour interpréter les résistances éventuelles, laisse alors transparaître les rapports de domination coloniaux caractéristiques des Nouvelles-Hébrides. En 1934, lors de sa première mission dans cet archipel, Aubert de la Rüe écrit dans son journal : « Les femmes montrent leurs seins, certaines ont des robes en fibres végétales […]. Certaines ne veulent pas se laisser photographier comme les bushmens de Tanna, ayant peur qu’on leur fasse du mal par leur photo10. »

Dans l’entre-deux-guerres, les pratiques et les représentations photographiques dans l’archipel sont pour beaucoup l’apanage des blancs, qui documentent essentiellement les centres coloniaux. Si le premier daguerréotype connu de Mélanésie y est pris dès 1849, dans les années 1930 il n’existe encore aux Nouvelles-Hébrides aucun studio photographique. Ceux-ci sont en revanche plus nombreux en Nouvelle-Calédonie, où, dès le dernier quart du xixsiècle, des colons ouvrent boutique et travaillent pour les particuliers et l’administration coloniale11. Outre les images des quelques missions ethnographiques menées dans l’archipel12, les clichés des Nouvelles-Hébrides sont en grande partie le fait de ces photographes calédoniens13. Leurs images de l’archipel circulent largement sous forme de cartes postales dans la région, notamment parmi les Européens, pendant toute la première moitié du xxe siècle. D’autres cartes postales sont aussi produites à des fins de promotion par des firmes commerciales14, à partir de clichés pris par leurs personnels15. Enfin, certains colons constituent des albums familiaux où les clichés de leur vie quotidienne côtoient souvent les cartes postales existantes [Fig. 3]16.

Fig. 3 Photographe anonyme, La maison des frères Lecaime, charpentiers de marine, et les habitations des indigènes à côté [Malapoa, Port-Vila, Nouvelles-Hébrides], 1906-1925.

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Tirage argentique monté sur planche d’album, 14,5 x 20,5 cm. Nouméa, Archives de la Nouvelle-Calédonie, album Lecaime, 1 Ph 10-7.

Au moment des missions du couple Aubert de la Rüe, les images de la vie contemporaine de l’intérieur des îles restent donc rares et sont, par conséquent, prisées de la société coloniale. Aussi le géologue se sert-il immédiatement de ses clichés car ils lui permettent d’asseoir une reconnaissance locale et mondaine de son œuvre scientifique sur le terrain. En effet, les collections d’objets sont très vite emballées et pour beaucoup envoyées en Europe. Au contraire, le géologue conserve avec lui ses clichés photographiques, qu’il développe et tire lui-même lorsqu’il séjourne à Port-Vila17. Ces épreuves lui permettent alors d’incarner les succès de ses missions, sa contribution à la connaissance des Nouvelles-Hébrides, mais aussi d’acquérir une certaine estime. Dans son journal, toujours en 1934, il note : « Tout le monde à Vila est en admiration devant les photographies que j’ai prises aux NH18. » Les images apparaissent donc comme les instruments de la construction de sa position d’expert et de scientifique, auprès de la population locale mais aussi des autres scientifiques qui circulent dans la région19.

Dans le même esprit de promotion de son expertise et du résultat de ses missions, Aubert de la Rüe propose en outre des conférences lors de ses escales dans les centres urbains du Pacifique à l’aller et au retour de ses missions. Ainsi, le 1er juillet 1936, le géologue donne une conférence à Sydney chez le consul de France, dont il souligne l’ambiance mondaine dans son journal, notant la place des photographies dans la reconnaissance de son travail :

Les Suzoz ont réuni tous les Français qu’ils ont pu et Australiens parlant français. Public assez élégant tout le monde en smoking, moi aussi comme conférencier naturellement. M. Suzoz me présente aimablement. Je ne m’en tire pas trop mal, mes photos semblent intéresser le public malgré tout assez froid20.

Lors de cette conférence, le magazine de photographie Harrington envoie un opérateur pour documenter l’événement. Localement, la presse coloniale est en effet en demande d’informations, et notamment d’images de l’intérieur de ces terres, qui reste encore peu soumis aux regards coloniaux. Le géologue démarche aussi la presse lui-même pour vendre ses clichés. La veille de cette conférence, il note : « Visite au P.I.M [Pacific Islands Monthly] où je vends qq photos des Hébrides. Au B.P. magazine [Burns Philp Magazine] également en tout pour 5 livres. Ce qui nous paie nos frais d’hôtel et repas en Australie21. »

Ces deux magazines, le Pacific Islands Monthly et le Burns Philp Magazine, respectivement fondés en 1930 et 1928, s’adressent alors au lectorat blanc des îles du Pacifique sud, et constituent des organes majeurs de la presse coloniale grand public. Largement distribués, ils chroniquent l’actualité de la région et son histoire, enregistrent les mouvements de la population blanche et informent sur les développements et les taux d’échanges du commerce. Pour le Pacific Islands Monthly, les photographies, encore relativement peu présentes dans les années 1930, sont soit le fait des rédacteurs eux-mêmes qui voyagent pour couvrir différents événements, soit celui de correspondants du magazine, installés dans les principaux archipels de la région, soit acquises contre rétribution aux voyageurs et aux colons. Dans ce dernier cas uniquement, l’auteur des images est mentionné. Trois photographies d’Aubert de la Rüe montrant le volcan d’Ambrym paraissent ainsi en octobre 1936, accompagnant un court article rédigé par la revue à propos de son expédition géologique et de la conférence donnée à Sydney, dont on apprend qu’elle était accompagnée « d’un certain nombre de remarquables plaques de projection22 ». D’autres clichés figurent sur les couvertures de numéros ultérieurs de ces deux magazines [Fig. 4 et 5]23. Visant à tirer des revenus ponctuels de ses images, ces démarches commerciales affirment ainsi la prise en compte d’une dimension plus journalistique de la photographie par le géologue. L’autonomie qu’il accepte alors pour ses prises de vue, venant illustrer des contenus textuels sur lesquels il n’a pas de prise, témoigne d’un positionnement de photographe plus appuyé.

Fig. 4 Couverture du Pacific Islands Monthly : PIM, [Sydney : Pacific Publications, 1931-2000], vol. VII, no 4, 24 novembre 1936, photographie par Edgar Aubert de la Rüe, légendée « Two Camera-Shy Citizens of Mele, New Hebrides ».

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Canberra, National Library of Australia, N 919 PAC, nla.obj-312615291.

La posture de scientifique et d’expert que la photographie permet à Aubert de la Rüe d’affirmer sur le terrain est donc immédiatement et étroitement imbriquée dans une promotion grand public, journalistique et monnayée de son œuvre, dans un contexte général colonial de diffusion des images des territoires et de leurs mises en valeur. Ce positionnement se retrouve avec plus de force encore au retour des missions, où les photographies continuent de soutenir une diffusion tout autant scientifique que grand public.

Fig. 5 Edgar Aubert de la Rüe, Nouvelles-Hébrides. Portrait de deux jeunes enfants assis sur une natte et pleurant, 1934-1936.

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Tirage sur papier baryté monté sur carton, 22,5 x 29,5 cm. Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / photo PP0009924.

Au retour : assumer une posture médiatique et promouvoir les territoires coloniaux

Si, pour diffuser et monnayer ses photographies, Aubert de la Rüe contacte la presse dans les zones où il effectue ses expéditions au milieu des années 1930, c’est qu’il est déjà familier de ce genre de média depuis le début de la décennie. Parallèlement à ses contributions au sein des bulletins des sociétés savantes24, il joue en effet la carte de la médiatisation grand public de ses missions et de ses images dès le début des années 1930 lors de ses retours à Paris. À partir de 1931, il collabore ainsi avec la revue mensuelle Le Monde colonial illustré, créée en 1923. Ce périodique est le premier support où Aubert de la Rüe publie régulièrement ses clichés, qui y sont systématiquement crédités. Il signe cinq contributions en 1931, toutes accompagnées de quatre à six photographies, et poursuit cette collaboration au gré de ses expéditions dans différents territoires coloniaux. En 1933, une de ses images est placée en couverture d’un numéro de la revue25 et, deux ans plus tard, il y publie deux articles sur les Nouvelles-Hébrides26. L’un d’eux, « Erromango. L’Île martyre », présente neuf photographies, dont une figurant Aubert de la Rüe posant en pied devant une maison [Fig. 6]. Cette présence visible du voyageur, ou de sa femme, dans les médias est très régulière depuis 1931 [Fig. 7]. Ces portraits rejouent le « j’y étais » de l’ethnologue27 et viennent attester qu’Edgar et Andrée Aubert de la Rüe ont bien visité les territoires montrés, souvent explicitement désignés comme encore mal connus : « […] ces photos, rapportées par l’auteur, constituent une documentation unique sur une île restée jusqu’ici à peu près ignorée28. » La dimension inédite de ces images leur confère de la valeur dans ce contexte médiatique, contribuant là encore à doter le géologue d’une certaine reconnaissance, cette fois sur le territoire métropolitain.

Fig. 6 Edgar Aubert de la Rüe, « Erromango. L’Île martyre », Le Monde colonial illustré : revue mensuelle, commerciale, économique, financière et de défense des intérêts coloniaux, vol. XII, no 138, janvier 1935, p. 8.

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Paris, Bibliothèque nationale de France, FOL-LC12-309 © Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

Fig. 7 Edgar Aubert de la Rüe, « Le voyage de M. et Mme Aubert de la Rue à travers les dépendances australes de Madagascar », Le Monde colonial illustré : revue mensuelle, commerciale, économique, financière et de défense des intérêts coloniaux, vol. VIII, no 96, août 1931, p. 189.

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Paris, Bibliothèque nationale de France, FOL-LC12-309 © Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

En France, les années 1930 sont marquées par un essor de la presse illustrée et du reportage photographique, qui s’articule à l’engouement que suscite l’actualité coloniale et exotique, exacerbé par l’Exposition coloniale de Paris en 1931. Avec la diffusion de ses images, Aubert de la Rüe participe de cette dynamique, qu’il assume d’autant plus aisément en tant que chercheur qu’elle guide la politique de certaines institutions scientifiques, telles que le musée d’Ethnographie du Trocadéro. Ce musée, devenu un lieu central pour l’ethnologie depuis le lancement de sa réorganisation en 1928, fédère un large réseau de collaborateurs scientifiques et amateurs. Le duo qui est à sa tête, Paul Rivet et Georges Henri Rivière, organise des expositions temporaires à un rythme effréné et, dans un esprit d’éducation populaire et de promotion de l’ethnologie, encourage les scientifiques et les voyageurs avec lesquels le musée est en contact à la publication d’articles dans la presse illustrée29. À partir des années 1930, certains d’entre eux publient ainsi dans des revues à grand tirage telles que Voilà, Paris-Soir, Miroir du monde ou Vu, et bien sûr dans la presse coloniale. Marcel Griaule, l’une des grandes figures de l’ethnologie, assume lui-même pleinement cette forme de médiatisation à partir de 193530.

La photographie joue un rôle particulier dans cette dynamique et au musée d’Ethnographie du Trocadéro, où elle se voit doter de qualités tout à la fois documentaire, pédagogique et esthétique. Pour Rivière, les photographies ont par exemple toute leur place dans les espaces d’exposition du musée, en vue, a minima, d’aider le visiteur à comprendre les usages des objets montrés31. Elles font parallèlement l’objet d’une série d’expositions entre 1932 et 1935, qui promeuvent explicitement les « beaux documents32 » photographiques produits par les voyageurs. Rivière accorde une grande attention aux images, en souligne souvent la qualité dans ses courriers, et cherche à les valoriser ; il procède ainsi avec les photographies d’Aubert de la Rüe.

Celui-ci collabore en effet avec le musée depuis le début de la décennie, et participe depuis 1933 à l’accroissement des collections d’objets avec des dons répétés faits à l’issue de ses missions. Le musée organise ainsi une exposition consacrée à sa première mission aux Nouvelles-Hébrides, inaugurée le 25 janvier 1935. Intitulée « Îles de Cendres et de Corail », elle présente une sélection des objets qu’il vient d’envoyer, mis en regard avec environ deux cents de ses photographies. Sans doute pour partie déjà montrées dans le Pacifique, ces images présentent, d’après le communiqué de presse, « les paysages des indigènes, leurs villages, leurs habitations, etc.33. » Cette exposition assume par ailleurs le registre de l’exotisme, sur lequel le musée, rebaptisé par certains journalistes « Musée de voyages34 », joue alors amplement. Elle participe de cette dynamique, en tirant également profit de la fascination pour les îles australes et l’Océanie des avant-gardes artistiques, et, dans l’esprit du musée, combine, sur un fil de crête, visée didactique et attrait exotique.

À partir de cette exposition, Rivet et Rivière se font aussi relais pour la diffusion des articles et des photographies d’Aubert de la Rüe dans différentes publications. Tous deux sont sollicités par des rédacteurs en chef de revue à la recherche de contributeurs et d’images. Max Cousin, de la revue coloniale Mer et Outre-mer, sollicite Rivière en ce sens en mars 1935. Après avoir évoqué Griaule et Raymond Plion, dont le musée s’apprête à exposer les photographies35, Rivière indique qu’il « serait peut-être intéressant d’obtenir [...] un article illustré de M. Aubert de la Rüe, le savant voyageur dont je vous ai parlé. Il a rapporté de son premier et long séjour aux Nelles Hébrides des photos admirables36. » La revue de vulgarisation scientifique et technique Sciences et Voyages s’adresse également dans cet esprit à Rivet en juin 1935, en assurant que « les photos que nous publierons seraient payées à leurs auteurs37 ». Il transmet la demande à plusieurs collaborateurs du musée et, en février 1937, un article du géologue paraît dans la revue38. Si Aubert de la Rüe sait placer lui-même ses publications et s’appuie aussi sur ses réseaux pour publier des articles dans les bulletins de plusieurs sociétés savantes et coloniales et dans d’autres revues de vulgarisation au cours de cette décennie39, il bénéficie néanmoins de cette dynamique photographique autour du musée, qui contribue plus largement à légitimer sa posture de chercheur-photographe.

De la « photothèque » publique à l’archive d’auteur

Le système photographique qui se met en place en interne au musée d’Ethnographie du Trocadéro, et auquel Aubert de la Rüe souscrit, contribue à reconnaître à certains chercheurs et voyageurs une qualité de photographe. Le musée installe vers 1932 une première « photothèque » désignée comme telle, qui a non seulement pour ambition de rassembler une documentation disponible pour les membres du musée et les chercheurs, mais qui destine également ces images aux revues et aux éditeurs extérieurs40 [Fig. 8]. Au moment de son exposition de 1935, Aubert de la Rüe y dépose un ensemble de tirages qui représente alors la « seule, mais riche collection » dont dispose « le rayon “Nelles-Hébrides” »41. C’est ici que l’Agence économique des colonies, qui œuvre à promouvoir les territoires coloniaux et leurs ressources sous la tutelle du ministère des Colonies, trouve par exemple une douzaine de photographies pour son « beau magazine Colonies Autonomes42 », sur les conseils de Rivière. Après 1938, lorsque le musée d’Ethnographie du Trocadéro est démantelé pour laisser place au musée de l’Homme, une nouvelle photothèque est inaugurée. Son personnel instaure un « contrat-régie » à destination des auteurs : il vise à reconnaître leurs droits – à une période où ils font encore l’objet d’une « culture du mépris43 » chez nombre d’éditeurs – et leur propose de déléguer « l’exploitation commerciale » de leurs clichés au musée, moyennant une gestion matérielle de la collection et un pourcentage sur les ventes44. Dans l’esprit du personnel de la photothèque, l’objectif est d’inciter les photographes à déposer leurs images afin de constituer un ensemble de référence, couvrant la totalité du globe et susceptible de répondre à toutes les demandes des « clients et visiteurs45 » de la photothèque.

Fig. 8 Maurice Rigal, Vue de la Photothèque au musée d’Ethnographie du Trocadéro, 1933.

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Tirage sur papier baryté monté sur carton, 22,5 x 29,5 cm. Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / photo PP0001176. 

La logique photographique qui prévaut au musée s’avère particulièrement cohérente avec le sens qu’Aubert de la Rüe confère à sa pratique visuelle depuis le début des années 1930. Elle implique une reconnaissance du statut d’auteur, auquel le géologue est fortement attaché ; ses photographies créditées dans Le Monde colonial illustré sont ainsi parfois accompagnées de mentions insistantes : « Reproduction rigoureusement interdite46 ». Documentant des zones peu ou mal connues, ses images répondent également à la logique d’exhaustivité promue par le musée. Le géologue répond à une quête inassouvie et qui se réactualise à la fin des années 1930 d’explorer le monde jusque dans ses moindres recoins, et d’en rendre compte par l’image. Cependant le dépôt à la photothèque du musée de l’Homme contribue à faire exister les photographies indépendamment du discours de leur auteur, puisqu’elles peuvent être reproduites par des clients désireux de les faire paraître dans des publications variées. Aussi, c’est d’abord par le territoire qu’elles représentent que ces images trouvent leur place à la photothèque. Le classement étant avant tout géographique, les photographies d’Aubert de la Rüe sont dispersées dans plusieurs tiroirs, selon les lieux où elles ont été prises47. Aucun mécanisme ni aucun registre ne permet de connaître ni de consulter l’ensemble de la production d’un ethnologue ou d’un photographe en particulier. Ce système de classement contrevient à la logique auctoriale assumée, entre autres, par Aubert de la Rüe, ce que certains auteurs ne manquent pas de reprocher au personnel de la photothèque48.

Parallèlement aux opportunités que lui offre le réseau du musée, Aubert de la Rüe continue donc à promouvoir la reconnaissance de territoires méconnus et coloniaux par la photographie à travers d’autres canaux. Après les années 1940, il déploie notamment cette activité par le biais de publications qui font une part plus grande encore à ses images et à son nom. Il publie ainsi plusieurs ouvrages illustrés de grand format, indépendamment du musée, en collaborant en particulier avec les éditions Horizons de France. Cet éditeur, spécialisé dans les « portraits de pays49 », conçoit une série d’ouvrages consacrés aux colonies et territoires d’outre-mer à laquelle participe Aubert de la Rüe, et qui contribue à sa reconnaissance au-delà de la sphère des spécialistes. Paru en 1963, le livre qu’il dédie à Saint-Pierre-et-Miquelon est apprécié comme une étude « enrichie de nombreuses et excellentes photographies50 », pour beaucoup désormais en couleur [Fig. 9].

Fig. 9 Couverture de Edgar Aubert de la Rüe, Saint-Pierre et Miquelon. Un coin de France au seuil de l’Amérique, Paris, Horizons de France, 1963.

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Paris, Bibliothèque nationale de France, 8-LK12-1965 © Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France. 

À la fin de sa carrière professionnelle et dans ses années de retraite, cette ouverture d’Aubert de la Rüe à d’autres types de publications via ses images s’accompagne d’une volonté de faire davantage reconnaître son œuvre – scientifique et visuelle – dans sa globalité. Du début des années 1960 à celui des années 1990, cette attitude s’exprime par un mouvement de retour sur sa production, visant à (re)constituer une archive à léguer à la postérité. En 1963, il reprend ainsi la quasi-totalité de ses négatifs à la photothèque du musée de l’Homme. La lettre accompagnant sa demande stipule qu’il souhaite « regrouper et légender l’ensemble de la documentation photographique concernant l’homme et les sciences naturelles […] réunie depuis 40 ans et qui représente environ 50 000 négatifs51 ». Les archives sont peu disertes sur les raisons de ce mouvement, qui advient après une dernière mission scientifique écourtée en 1961 pour des raisons de santé. Il coïncide également avec un tournant au sein de la photothèque, dans un contexte plus global de perte de centralité du musée de l’Homme au sein des sciences humaines et sociales en France52. Des changements d’esprit et de personnel à la photothèque ont pu jouer sur les relations que le géologue entretenait avec le service, et l’encourager à ressaisir de son côté l’ampleur de sa propre archive.

Pour autant, récupérer ses négatifs en dépôt au musée ne signifie pas qu’Aubert de la Rüe cesse de les diffuser. Il constitue plutôt sa propre photothèque, qu’il organise lui aussi selon un critère géographique. Dans les années 1970 et 1980, ses photographies représentent encore des sources iconographiques bien identifiées par les éditeurs et les services iconographiques de la presse périodique : le géologue reçoit ainsi des demandes de reproductions pour des encyclopédies, des manuels scolaires d’histoire-géographie53, ou encore des articles de journaux, auxquelles il répond en s’appuyant sur ses archives personnelles [Fig. 10].

Fig. 10 Lettre d’Edgar Aubert de la Rüe à Daniel Floch, 1er octobre 1980.

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Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / Archives 2AP.188.

Les fonds provenant du géologue, aujourd’hui conservés aux archives de la ville de Genève et au musée du quai Branly – Jacques-Chirac54, donnent une image claire du classement auquel il a abouti avant sa mort. Outre la photothèque déjà évoquée, l’archive est organisée en liasses rassemblant des documents de natures très diverses. Les carnets de terrain, tirés-à-part de publications, brouillons de publications et de conférences, revues de presse concernant le scientifique, notes sur divers dons aux musées et autres institutions culturelles, contrats avec des éditeurs, ainsi que de nombreux négatifs et tirages photographiques se côtoient dans les mêmes liasses ou serre-papiers cartonnés, identifiés – au feutre rouge ou noir – à une mission ou à un ensemble de missions, ou de voyages touristiques. Ce critère géographique, qui régit globalement le fonds, est parfois cumulé avec des thématiques particulières : des dossiers « Cartes géographiques et topographiques », « Habitations » ou « Monde insulaire », rassemblent des documents visuels et textuels variés. Dans leur globalité, ils constituent un corpus nommé par le géologue « Documentation géographique réunie de 1920 à 1980 », au sein duquel les images prennent des formes multiples : négatifs, tirages, mais aussi extraits de ses propres articles, reclassés en fonction de la thématique traitée, et enfin des coupures de presse diverses où les images prises par d’autres peuvent être découpées, afin de venir enrichir la documentation en question.

Des notes manuscrites par Aubert de la Rüe parcourent ces dossiers, montrant clairement la volonté du géologue de laisser la trace de son activité aux futurs lecteurs et chercheurs. L’archive fonctionne ici comme une forme d’« écriture de soi55 », où les photographies permettent à Aubert de la Rüe d’affirmer son rôle de scientifique « de terrain ». Les images sont des preuves visuelles des conditions parfois extrêmes des missions56, de la variété des lieux visités et de son intense implication, tout au long de sa carrière, dans la production de photographies. Ce retour sur soi apparaît alors comme le pendant d’une production visuelle largement destinée à être diffusée, et encore aujourd’hui reconnue. Au sein de certains territoires tels que Saint-Pierre-et-Miquelon, les photographies du géologue sont dotées d’une valeur patrimoniale et constituent désormais des images historiques recherchées.

Tout au long de sa carrière, la photographie s’est donc trouvée, chez Aubert de la Rüe, au cœur d’une entreprise individuelle, constituant un pan essentiel, non seulement de son travail scientifique, de son engagement pédagogique et de ses explorations de territoires peu connus, mais aussi de leur mise en valeur. Dès l’entre-deux-guerres, il incarne ainsi la figure du chercheur-photographe : sans jamais cesser d’accorder un sens et une importance scientifique à sa production, il est animé par une sincère volonté de « faire connaître » par l’image et, surtout, il investit le médium à la façon d’un auteur. Outre sa signature systématique [voir Fig. 2], il orchestre, dès le début des années 1930, une intense valorisation de ses clichés, en s’entourant notamment de relais médiatiques et économiques. C’est sous le signe du contrôle qu’il place ses propres images, et le retour sur son archive à partir des années 1960 prolonge, sous une autre forme, son geste initial ; il ne laisse pas ses corpus visuels au hasard, mais veille au contraire à accompagner leur changement de statut et la reconfiguration de leur valeur, au profit d’une reconnaissance renouvelée de sa figure d’auteur.

1 Durand 2015, notamment p. 53.

2 Durand 2015 ; Durand 2018.

3 Garrigues 1991 ; Lévi-Strauss 1994.

4 Souty 2007 ; Maillard 2009.

5 Paris, musée du quai Branly – Jacques-Chirac (MQB-JC), Fonds Aubert de la Rüe, 2AP45, Lettre de Madame Delmas à Edgar Aubert de la Rüe, 12 mars

6 Voir par exemple dans les collections du MQB-JC, la photographie numérisée sous la cote PP0211921.

7 Paris, Archives du Muséum national d’Histoire naturelle, AM 71/104 et /112, Procès-verbaux des assemblées des professeurs, datées du 19 octobre

8 Paris, Archives du MQB-JC, 2AP.53, Notes dactylographiées, devis et listes des subventions obtenues pour les missions aux Nouvelles-Hébrides

9 Les collections de l’iconothèque du MQB-JC conservent par exemple la trace de 597 photographies, dont certaines sont des re-tirages réalisés à

10 Genève, Archives de la ville, Fonds Aubert de la Rüe, 350.C.9.4.2/23, Cahier Océanie III, mai à juillet 1934, Nouvelles-Hébrides, entrée du 12 mai

11 Kakou 1998.

12 Speiser 1923 ; Layard 1942.

13 À l’exception notable de l’importante collection du photographe tasmanien John Watt Beattie (Beattie 1906).

14 Angleviel et Shekleton 1997 ; Peduzzi 2011.

15 Voir Aix-en-Provence, Archives nationales d’outre-mer, Fonds de la Société française des Nouvelles-Hébrides, FP/APC71/sfnh4 - 44.

16 Voir également Nouméa, Archives de la Nouvelle-Calédonie, 1 Num 21, Album Tiby Hagen.

17 Voir par exemple Paris, Archives du MQB-JC, 2AP52, Journal Océanie IV de juillet à septembre 1934, entrée du 26 et 27 septembre.

18 Ibid., entrée du 29 septembre.

19 Durand 2015, p. 42.

20 Paris, Archives du MQB-JC, 2AP58, Journal Australie 1936, entrée du 1er juillet.

21 Ibid., entrée du 30 juin.

22 Anonyme 1936.

23 Voir aussi la couverture du Burns Philp Magazine, no 145, 1er décembre 1940.

24 Durand 2015, p. 46.

25 Le Monde colonial illustré, t. X, no 123, novembre 1933, p. 161.

26 Aubert de la Rüe 1935a et 1935b.

27 Geertz 1992.

28 Aubert de la Rüe 1931, p. 189.

29 Sur le dynamisme et l’originalité de ce musée durant cette phase de réorganisation, voir Delpuech, Laurière et Peltier-Caroff (dir.) 2017.

30 Jolly 2014, p. 100.

31 Mauuarin 2017, p. 722-723.

32 Mauuarin 2015.

33 Paris, Archives du musée de l’Homme (MH), BCM/2AM1C1e, Inauguration des expositions « Îles de Cendres et de Corail » et « En Crête sans les Dieux 

34 Anonyme 1934.

35 Inauguration de l’exposition « Siam (photographies par Raymond Plion) » le 12 avril 1935.

36 Paris, Archives du MH, BCM/2AM1K65b, Lettre de Georges Henri Rivière à Max Cousin (Mer et Outre-mer), 12 mars 1935.

37 Paris, Archives du MH, BCM/2AM1K29d/Jeanne Cuisinier, Lettre de Sciences et Voyages à Paul Rivet, 4 juin 1935.

38 Aubert de la Rüe 1937a.

39 Durand 2015.

40 Mauuarin 2017, p. 702-710.

41 Paris, Archives du MH, BCM/2AMK3b, Lettre de Rivière à Truitard, 29 juillet 1935.

42 Ibid., Lettres de Rivière à Truitard, 2 août 1935 et 19 juillet 1935. Voir également Aubert de la Rue 1937b.

43 Blaschke 2011, p. 46 ; Blaschke 2016.

44 Paris, Archives du MH, BCM/2AM1I2c, Jacques Soustelle, Note sur l’activité du service commercial de la Photothèque, s. d. [1939].

45 D’après la formulation employée dans les rapports d’activité du service.

46 Aubert de la Rüe 1938, p. 190.

47 Barthe 2000.

48 Mauuarin 2018, p. 216.

49 Reverseau (dir.) 2017.

50 Huetz de Lemps 1965, p. 98.

51 Paris, Archives du MQB-JC/D004052/51968, Dossier de collection Aubert de la Rüe, Iconothèque. Voir aussi Vettier 2014.

52 Blanckaert 2015.

53 Paris, Archives du MQB-JC, 2AP.188, par exemple la lettre de demande d’image à Aubert de la Rüe pour un manuel d’histoire de l’éditeur Armand

54 Voir, pour le MQB-JC, le don Casalis des archives privées Aubert de la Rüe fait en 2011, et pour le musée d’Ethnographie de Genève, les versements

55 Artières et Laé (dir.) 2011, p. 6.

56 Voir par exemple, au MQB-JC, l’album « Une vendéenne autour de la Terre, 1920-1970 » (PA000472), juxtaposant des portraits d’Andrée Aubert de la

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Notes

1 Durand 2015, notamment p. 53.

2 Durand 2015 ; Durand 2018.

3 Garrigues 1991 ; Lévi-Strauss 1994.

4 Souty 2007 ; Maillard 2009.

5 Paris, musée du quai Branly – Jacques-Chirac (MQB-JC), Fonds Aubert de la Rüe, 2AP45, Lettre de Madame Delmas à Edgar Aubert de la Rüe, 12 mars 1934.

6 Voir par exemple dans les collections du MQB-JC, la photographie numérisée sous la cote PP0211921.

7 Paris, Archives du Muséum national d’Histoire naturelle, AM 71/104 et /112, Procès-verbaux des assemblées des professeurs, datées du 19 octobre 1933 et du 9 novembre 1933.

8 Paris, Archives du MQB-JC, 2AP.53, Notes dactylographiées, devis et listes des subventions obtenues pour les missions aux Nouvelles-Hébrides, 1935-1936.

9 Les collections de l’iconothèque du MQB-JC conservent par exemple la trace de 597 photographies, dont certaines sont des re-tirages réalisés à partir du même négatif. Les collections du musée d’Ethnographie de Genève (MEG) totalisent quant à elle environ 7 000 photographies : négatifs, tirages et diapositives. Nous remercions vivement Mme Chantal Courtois du MEG pour cette évaluation chiffrée.

10 Genève, Archives de la ville, Fonds Aubert de la Rüe, 350.C.9.4.2/23, Cahier Océanie III, mai à juillet 1934, Nouvelles-Hébrides, entrée du 12 mai, île d’Ambrym. Sur les stéréotypes associés aux réactions face à l’appareil photographique, voir Strother 2013.

11 Kakou 1998.

12 Speiser 1923 ; Layard 1942.

13 À l’exception notable de l’importante collection du photographe tasmanien John Watt Beattie (Beattie 1906).

14 Angleviel et Shekleton 1997 ; Peduzzi 2011.

15 Voir Aix-en-Provence, Archives nationales d’outre-mer, Fonds de la Société française des Nouvelles-Hébrides, FP/APC71/sfnh4 - 44.

16 Voir également Nouméa, Archives de la Nouvelle-Calédonie, 1 Num 21, Album Tiby Hagen.

17 Voir par exemple Paris, Archives du MQB-JC, 2AP52, Journal Océanie IV de juillet à septembre 1934, entrée du 26 et 27 septembre.

18 Ibid., entrée du 29 septembre.

19 Durand 2015, p. 42.

20 Paris, Archives du MQB-JC, 2AP58, Journal Australie 1936, entrée du 1er juillet.

21 Ibid., entrée du 30 juin.

22 Anonyme 1936.

23 Voir aussi la couverture du Burns Philp Magazine, no 145, 1er décembre 1940.

24 Durand 2015, p. 46.

25 Le Monde colonial illustré, t. X, no 123, novembre 1933, p. 161.

26 Aubert de la Rüe 1935a et 1935b.

27 Geertz 1992.

28 Aubert de la Rüe 1931, p. 189.

29 Sur le dynamisme et l’originalité de ce musée durant cette phase de réorganisation, voir Delpuech, Laurière et Peltier-Caroff (dir.) 2017.

30 Jolly 2014, p. 100.

31 Mauuarin 2017, p. 722-723.

32 Mauuarin 2015.

33 Paris, Archives du musée de l’Homme (MH), BCM/2AM1C1e, Inauguration des expositions « Îles de Cendres et de Corail » et « En Crête sans les Dieux », 16 janvier 1935.

34 Anonyme 1934.

35 Inauguration de l’exposition « Siam (photographies par Raymond Plion) » le 12 avril 1935.

36 Paris, Archives du MH, BCM/2AM1K65b, Lettre de Georges Henri Rivière à Max Cousin (Mer et Outre-mer), 12 mars 1935.

37 Paris, Archives du MH, BCM/2AM1K29d/Jeanne Cuisinier, Lettre de Sciences et Voyages à Paul Rivet, 4 juin 1935.

38 Aubert de la Rüe 1937a.

39 Durand 2015.

40 Mauuarin 2017, p. 702-710.

41 Paris, Archives du MH, BCM/2AMK3b, Lettre de Rivière à Truitard, 29 juillet 1935.

42 Ibid., Lettres de Rivière à Truitard, 2 août 1935 et 19 juillet 1935. Voir également Aubert de la Rue 1937b.

43 Blaschke 2011, p. 46 ; Blaschke 2016.

44 Paris, Archives du MH, BCM/2AM1I2c, Jacques Soustelle, Note sur l’activité du service commercial de la Photothèque, s. d. [1939].

45 D’après la formulation employée dans les rapports d’activité du service.

46 Aubert de la Rüe 1938, p. 190.

47 Barthe 2000.

48 Mauuarin 2018, p. 216.

49 Reverseau (dir.) 2017.

50 Huetz de Lemps 1965, p. 98.

51 Paris, Archives du MQB-JC/D004052/51968, Dossier de collection Aubert de la Rüe, Iconothèque. Voir aussi Vettier 2014.

52 Blanckaert 2015.

53 Paris, Archives du MQB-JC, 2AP.188, par exemple la lettre de demande d’image à Aubert de la Rüe pour un manuel d’histoire de l’éditeur Armand Colin, 2 février 1976.

54 Voir, pour le MQB-JC, le don Casalis des archives privées Aubert de la Rüe fait en 2011, et pour le musée d’Ethnographie de Genève, les versements faits aux archives de la ville de Genève en 2010-2011.

55 Artières et Laé (dir.) 2011, p. 6.

56 Voir par exemple, au MQB-JC, l’album « Une vendéenne autour de la Terre, 1920-1970 » (PA000472), juxtaposant des portraits d’Andrée Aubert de la Rüe dans les lieux les plus variés : Amazonie, Arctique, etc.

Illustrations

Fig. 1 Edgar Aubert de la Rüe, Maroc. Maquis dans le Haut Atlas (alt. 1600 m.) près d’Azegour. Au loin, le djebel Erdouz, 1928.

Fig. 1 Edgar Aubert de la Rüe, Maroc. Maquis dans le Haut Atlas (alt. 1600 m.) près d’Azegour. Au loin, le djebel Erdouz, 1928.

Tirage sur papier baryté, 12,4 x 18 cm. Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / photo PP0212224. 

Fig. 2 Photographe anonyme, Nouvelles-Hébrides. Campement à Tanna, 1934.

Fig. 2 Photographe anonyme, Nouvelles-Hébrides. Campement à Tanna, 1934.

Fig. 2 Photographe anonyme, Nouvelles-Hébrides. Campement à Tanna, 1934.

Fig. 2 Photographe anonyme, Nouvelles-Hébrides. Campement à Tanna, 1934.

Tirage sur papier baryté, 12,5 x 17,5 cm, recto et verso. Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / photo PP0212958. 

Fig. 3 Photographe anonyme, La maison des frères Lecaime, charpentiers de marine, et les habitations des indigènes à côté [Malapoa, Port-Vila, Nouvelles-Hébrides], 1906-1925.

Fig. 3 Photographe anonyme, La maison des frères Lecaime, charpentiers de marine, et les habitations des indigènes à côté [Malapoa, Port-Vila, Nouvelles-Hébrides], 1906-1925.

Tirage argentique monté sur planche d’album, 14,5 x 20,5 cm. Nouméa, Archives de la Nouvelle-Calédonie, album Lecaime, 1 Ph 10-7.

Fig. 4 Couverture du Pacific Islands Monthly : PIM, [Sydney : Pacific Publications, 1931-2000], vol. VII, no 4, 24 novembre 1936, photographie par Edgar Aubert de la Rüe, légendée « Two Camera-Shy Citizens of Mele, New Hebrides ».

Fig. 4 Couverture du Pacific Islands Monthly : PIM, [Sydney : Pacific Publications, 1931-2000], vol. VII, no 4, 24 novembre 1936, photographie par Edgar Aubert de la Rüe, légendée « Two Camera-Shy Citizens of Mele, New Hebrides ».

Canberra, National Library of Australia, N 919 PAC, nla.obj-312615291.

Fig. 5 Edgar Aubert de la Rüe, Nouvelles-Hébrides. Portrait de deux jeunes enfants assis sur une natte et pleurant, 1934-1936.

Fig. 5 Edgar Aubert de la Rüe, Nouvelles-Hébrides. Portrait de deux jeunes enfants assis sur une natte et pleurant, 1934-1936.

Tirage sur papier baryté monté sur carton, 22,5 x 29,5 cm. Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / photo PP0009924.

Fig. 6 Edgar Aubert de la Rüe, « Erromango. L’Île martyre », Le Monde colonial illustré : revue mensuelle, commerciale, économique, financière et de défense des intérêts coloniaux, vol. XII, no 138, janvier 1935, p. 8.

Fig. 6 Edgar Aubert de la Rüe, « Erromango. L’Île martyre », Le Monde colonial illustré : revue mensuelle, commerciale, économique, financière et de défense des intérêts coloniaux, vol. XII, no 138, janvier 1935, p. 8.

Paris, Bibliothèque nationale de France, FOL-LC12-309 © Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

Fig. 7 Edgar Aubert de la Rüe, « Le voyage de M. et Mme Aubert de la Rue à travers les dépendances australes de Madagascar », Le Monde colonial illustré : revue mensuelle, commerciale, économique, financière et de défense des intérêts coloniaux, vol. VIII, no 96, août 1931, p. 189.

Fig. 7 Edgar Aubert de la Rüe, « Le voyage de M. et Mme Aubert de la Rue à travers les dépendances australes de Madagascar », Le Monde colonial illustré : revue mensuelle, commerciale, économique, financière et de défense des intérêts coloniaux, vol. VIII, no 96, août 1931, p. 189.

Paris, Bibliothèque nationale de France, FOL-LC12-309 © Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

Fig. 8 Maurice Rigal, Vue de la Photothèque au musée d’Ethnographie du Trocadéro, 1933.

Fig. 8 Maurice Rigal, Vue de la Photothèque au musée d’Ethnographie du Trocadéro, 1933.

Tirage sur papier baryté monté sur carton, 22,5 x 29,5 cm. Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / photo PP0001176. 

Fig. 9 Couverture de Edgar Aubert de la Rüe, Saint-Pierre et Miquelon. Un coin de France au seuil de l’Amérique, Paris, Horizons de France, 1963.

Fig. 9 Couverture de Edgar Aubert de la Rüe, Saint-Pierre et Miquelon. Un coin de France au seuil de l’Amérique, Paris, Horizons de France, 1963.

Paris, Bibliothèque nationale de France, 8-LK12-1965 © Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France. 

Fig. 10 Lettre d’Edgar Aubert de la Rüe à Daniel Floch, 1er octobre 1980.

Fig. 10 Lettre d’Edgar Aubert de la Rüe à Daniel Floch, 1er octobre 1980.

Paris © musée du quai Branly – Jacques-Chirac / Archives 2AP.188.

Citer cet article

Référence papier

Marie Durand et Anaïs Mauuarin, « Le chercheur-photographe et ses images de terrain », Photographica, 4 | 2022, 98-117.

Référence électronique

Marie Durand et Anaïs Mauuarin, « Le chercheur-photographe et ses images de terrain », Photographica [En ligne], 4 | 2022, mis en ligne le 04 avril 2022, consulté le 02 juillet 2022. URL : https://devisu.inha.fr/photographica/786

Auteurs

Marie Durand

Marie Durand est anthropologue, maîtresse de conférences à l’Institut d’ethnologie de l’université de Strasbourg, rattachée au laboratoire Dynamiques européennes de Strasbourg et chercheuse associée au Centre de recherche et de documentation sur l’Océanie à Marseille. En parallèle de recherches sur l’histoire des collections ethnographiques du Pacifique en Europe, elle travaille depuis 2010 dans l’archipel du Vanuatu autour de questions relatives à l’anthropologie de la culture matérielle et des techniques.

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Anaïs Mauuarin

Anaïs Mauuarin est historienne de la photographie, enseignante-chercheuse à l’université de Gand et responsable des collections photographiques des Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles. Elle consacre ses travaux à l’histoire des collections photographiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales en contexte colonial, et vient de faire paraître l’ouvrage À l’épreuve des images. Photographie et ethnologie en France (1930-1950) (Presses universitaires de Strasbourg, 2022).

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