Portraits choisis, portraits subis

5 | 2022
Portraits choisis, portraits subis

Chosen portraits, subjected portraits

Sous la direction de Alexandra de Heering et Anne Roekens

La pratique du portrait photographique cristallise une multitude d’enjeux sociaux : du portrait choisi réalisé à l’initiative de la personne photographiée au portrait subi où celle-ci – réduite au rang d’objet – se voit imposer, de manière unilatérale, de poser devant l’appareil. Entre ces deux extrémités, se déploie une panoplie de cas intermédiaires, à travers lesquels l’agencéité des sujets s’exprime selon des intensités variables.

Au travers de ce numéro qui s’inscrit dans un arc géographique large et dans une fourchette chronologique allant des années 1860 aux années 1950, les contributions interrogent les expressions photographiques de la domination et/ou de l’émancipation, leurs régimes de signification, leurs marqueurs visibles ou moins visibles mais aussi les formes spécifiques que celles-ci ont revêtues en fonction des contextes. Les tensions entre l’individuel et le collectif, entre le public et le privé, entre les mobiles initiaux et les usages postérieurs, entre le regard du photographe et la présence du photographié, entre la prétendue objectivité de la technique et l’aspect construit de la mise en image, entre le contenu de l’image et l’orientation de sa légende, sont autant de lignes de crête de ce dossier.

The practice of photographic portrait crystalises a wide array of social issues: from the chosen portrait taken on the initiative of the person on the photograph to the subjected portrait in which the sitter, reduced to the rank of an object, is unilaterally imposed to pose in front of the camera. And in between these two extremities, a panoply of intermediary cases spread out, through which the agency of the sitters is expressed with more or less intensity.

In this issue inscribed in a wide geographic arch and in a chronological range setfrom the 1860’s till the 1950’s, the different contributions examine the photographic expressions of domination and/or emancipation, their regime of signification, their visible or less visible elements but also the specific forms that these can take based on the context. Tensions between the individual and the collective, between public and private, between the initial intentions and the subsequent uses, between the photographer’s gaze and the sitter’s presence, between the supposed objectivity of the medium and the constructed nature of the image making, between the image content and the very nature of its legend, constitute some of the ridge line of this issue.

ISBN 979-10-351-0843-4

Commander ce numéro


Fils d'infos