Clair-obscur

Entretien avec le peintre Thomas Lévy-Lasne

DOI : 10.54390/modespratiques.921

Outline

Text

Portraitiser la mode par à-coups picturaux, glaner sur les robracks et vieux livres de commandes les motifs imprimés, s’émoustiller des étoffes sensuelles comme du plastique d’une sandale acide, tel est le goût du peintre figuratif Thomas Lévy-Lasne. En la matière, il se livre, dans ses épiques tableaux de fêtes, à une lecture au scalpel des allures et des lois du paraître. À partir d’images photographiques recomposées, il peint des scènes de la mode quotidienne où se déploient, sous un œil ivre érotisé de flashs, l’essence d’un style et d’un présent sans clair-obscur. L’entretien qui suit relate l’art de peindre, à contrejour de la nuit.

Fête, 2013

Fête, 2013

Aquarelle sur papier, 15x20 cm.

Collection particulière.

Aube, aurore & chaos nets

Mathieu Buard : Tu peins des aurores et des aubes, des lumières qui vacillent...

Thomas Lévy-Lasne : C’est une émotion que j’aime beaucoup. En bon angoissé, le lendemain ne m’a jamais paru acquis. Le spectacle du petit matin est une des choses les plus belles au monde, presque trop beau pour les sensibles. J’adore me coucher au moment où le soleil se lève. Le sentiment du petit matin peut être déchirant. J’ai fondu en larmes devant Marie-Antoinette de Sofia Coppola : juste après le moment où ils ont fait la fête, quand ils se retrouvent ensemble et regardent le soleil qui se lève.
Il y a une sensation de liberté aussi des petites heures, j’aime la nuit parce que c’est un moment de flottement, sans contrainte ni temps structuré, un vide sensuel. Mais bon, mes amis savent que je suis dans le coin à ces heures absurdes, j’ai beaucoup de désespérés au téléphone ! Il m’est arrivé d’envoyer des Uber à travers Paris pour sauver des gens perdus et bourrés, en larmes.
Je peins le jour et la nuit. J’ai des lampes LED qui recréent la lumière du jour, c’est très fixe, je vis un peu comme un vampire. Cela me parait être un privilège de l’époque : la conquête de la nuit.

Tu veux dire que la lumière nocturne a une incidence sur ton travail pictural ?

Cette liberté gagnée depuis peu finalement, oui. Il y avait la bougie mais ce n’était quand même pas le même monde. J’aime beaucoup aussi la nuit dans la nature. Récemment j’ai fait une expérience intense : j’étais dans le Vercors et je me suis baladé dans la forêt nuitamment, tout nu. Ça ne rigolait pas du tout ! Au bout de trois minutes, j’étais terrorisé. C’est très simple à faire, mais j’étais très vite à l’os de l’existence.
J’ai travaillé également la nuit à la campagne. On pourrait me décrire comme névrosé à me cacher du jour, c’est assez étrange. Sur l’effet de nuit, je suis totalement incompétent en quotidien, souvent très seul. Je suis également très lent dans le travail, âpre. J’ai besoin d’un espace-temps presque infini sans rapport avec la contingence, un grand flottement. Ma journée commence souvent à 21h00. J’aime aussi les fêtes de jours, hors du temps, celles où l’enjeu est justement de tuer le temps en sacrifice. Un rêve de Tchekov. J’ai réalisé un court-métrage bizarre où un peintre accepte de devenir un vampire pour être un meilleur artiste. Savoir comment dépenser le temps qu’il reste, c’est l’enjeu existentiel et quotidien de ma vie.

Fête, 2015

Fête, 2015

Aquarelle sur papier, 15x20 cm.

Collection particulière.

Qu’est-ce que trouve un peintre alors dans le fait de peindre une scène de nuit ? Précisément dans une scène de fête où la lumière est généralement assez négligée.

Pour moi, ça commence souvent avec le flash de l’appareil photographique, et ensuite je joue avec cette composition mise à plat. La composition avec le flash est presque scientifique, la cruauté du flash c’est celle du chirurgien, c’est comme un prélèvement anatomique du réel.

Est-ce que cela crée directement une image motif ? Au sens où la composition est rabattue sur un seul plan.

C’est la question de l’accaparement du monde. Moi, je pense que le monde est net ! Mais nous n’avons pas la capacité de vraiment le voir. Il est beaucoup trop fugace, saturé, et nous sommes pétris d’idéologies, de sentiments, de nos dénis qui viennent troubler les perceptions. Nous n’avons pas accès au réel, même en peinture. De toute façon, nous n’en sommes pas séparés. Alors mes images sont toujours de l’ordre de la mise en scène. Comme un objet de contemplation, comme une carte où l’on pourrait se balader. Quelque chose d’inquiétant dans le fourmillement. J’ai tendance à mettre tout au même niveau avec netteté, sans effet de flou, aucun secret ni mystère, tout est là. C’en est presque pesant et indigeste.
J’aime les pigments anciens comme les terres naturelles, solides pour peindre la peau, les arbres ou les ciels. Dès que je peins des vêtements, par exemple des sandales en plastique, je suis obligé d’aller dans des couleurs complètement folles qui explosent sur la palette, artificielles et d’origines chimiques. L’harmonie est presque cassée. La vie c’est gris. Je ne suis pas du tout porté à croire que la nature possède une harmonie propre, mais il y a quelque chose d’amusant dans les dissonances très fortes. Lorsqu’il y a un violet de cobalt qui explose par exemple, c’est assez intéressant.

Le moment de la fête, de l’aube, tu considères ça comme un redémarrage ?

Oui, car on n’a pas besoin de se gaver, ça peut se réduire au fait de s’agiter et de danser dans tous les sens, on ne va pas réchauffer la planète avec ça ! Au contraire, ce sont des relations, de l’amitié, des solidarités.

Peindre la fête. Logique du paraître

Fête, 2011

Fête, 2011

Aquarelle sur papier, 15x20 cm.

Collection particulière.

Fête, 2015

Fête, 2015

Aquarelle sur papier, 15x20 cm.

Collection particulière.

Je souhaitais t’interroger sur ce fameux livre de peintures de fête (La Fête, Éditions de La Ménagerie, 2017). Quand je regarde une double-page de ton livre, la dimension vestimentaire est très présente. Est-ce cela qui t’arrête, ou plutôt les postures ?

C’est très excitant de peindre un motif, de peindre une chemise ou une robe particulière, des strass… Il y a un plaisir évidemment à cette profusion d’imprimés mais il y a aussi un plaisir au chaos que tout ce petit monde-là recrée. Après, ce qui m’intéressait pour la mode je pense, c’est le fait que la fête est une des dernières traditions qu’on est prêt à vivre au premier degré, sans ricaner, en y croyant.
J’aime les fêtes parisiennes… les fêtes d’appartements ! Je peins cela parce que cela témoigne d’une réalité : les espaces sont trop remplis, il y a trop d’objets et pas assez d’espace pour les jeunes.

C’est un principe de mondanité très joyeux ?

On a envie d’y adhérer. C’est un espace où il se passe une infinité de choses. Il y a l’amour, la mélancolie, la solitude, le Me too, les couilles pleines, l’amitié franche, une fille qui est toute seule dans un coin… Je n’aime pas trop l’idée de faire une série, mais j’aimais beaucoup la variété que pouvait m’offrir la fête. Après, c’est drôle, car ceux que j’ai peint constituent surtout une génération de personnes issues du cinéma et qui maintenant sont un peu connues. Des gens stylés, qui avaient le goût de l’apparence. Ce qui m’émeut c’est la manière dont les gens se représentent, comment ils se montrent. Par exemple, tu as une grande veste, un grand manteau très large et impressionnant et puis tu l’enlèves et d’un coup tu es tout filiforme. Touchant aussi car dans les fêtes tu cherches l’amour, la séduction. Comme les parades nuptiales des oiseaux, des jeux avec des codes changeants, et c’est joyeux : on va boire des coups et on sera bourrés, on va s’embrasser, et tout va bien se passer ! Du moins, on l’espère.
Je prends des photos dans les soirées lorsque je suis complètement soûl, au hasard, sans aucune envie, aucun plaisir si ce n’est que j’ai repéré la petite robe qui me plaît ou des chaussettes à rayures, ou une situation particulière de dispute amoureuse ou de malaise que je photographie de manière très légère. C’est ensuite avec les rushs des photos que je fais des montages.

Fête, 2013

Fête, 2013

Aquarelle sur papier, 15x20 cm.

Collection particulière.

Ce n’est jamais une retranscription littérale d’une photographie, c’est plutôt une recomposition avec des éléments de la fête ?

Exactement, je ne crois pas à la vérité d’une seule image, ça ne m’intéresse pas du tout. Comme je travaille à l’aquarelle, la photo n’est qu’un point de départ. Le regard un peu alcoolique m’intéressait aussi, le moment où on prend tout à peu près au même niveau, sans hiérarchie dans ce regard. On plonge de la même façon dans les petits pois, les motifs, etc. C’est un plaisir d’avoir des murs de motifs. J’ai acheté dernièrement de gros livres d’échantillons de mode du XIXsiècle, et rien que ces bouts de tissus et leurs motifs, ça me plaît beaucoup.

Apparences et motifs de fête

Ce n’est pas sans lien avec l’idée qu’avait de la mode Paul Poiret qui organisait de grandes fêtes !

On a oublié ou cela on ne nous intéresse pas, mais Léonard de Vinci a organisé des boums ! Puis le bal des Quat’z Arts, c’était organisé par le très sérieux Gérôme, un gros fêtard. Dans les années 1980, des peintres ont commencé à gagner de l’argent en décorant les boîtes de nuit, comme Gérard Garouste ou Nina Childress. Nina Childress a fait le décor d’un clip des Rita Mitsouko par exemple. Je trouve que c’est un rapport à la société vraiment beau. J’ai un peu le fantasme de la pratique de William Morris, j’adorerais faire du papier peint.

Et dans cette histoire de portraits de fêtes, il y a quelque chose d’un art de vivre chaotique, la restitution d’un état, d’un esprit.

Oui, et c’est aussi pour moi très issu de la classe moyenne. Ce n’est pas la grande bourgeoisie ni le prolétariat, c’est la classe moyenne qui veut croire qu’elle va monter l’échelle sociale, alors que pas du tout.

Dans ton émission Les Apparences, tu interroges, notamment lors de ta discussion avec Mireille Blanc, le rapport proche aux objets, aux choses, à leurs motifs et leur matérialité particulière que vous avez en commun dans cette histoire de fêtes. Tu dis que tu ne penses pas vraiment à ta « vestimentation » mais pourtant tu regardes de façon très fine la question du motif et des imprimés, une manière d’essentialiser un réel ? Je pense à Dufy par exemple…

Justement je n’aime pas trop ce style en peinture, ça ne m’intéresse pas de styliser le monde. J’ai plus envie de mettre en scène un effet de réel. La fête a un côté carnaval, l’ordre social, la hiérarchie sont renversés pour un moment. On ouvre grand les fenêtres, on laisse circuler l’air et on constate que toutes les structures hiérarchiques ou sociales sont complètement fabriquées. Dans mes aquarelles, je renverse également les hiérarchies du visible, un visage a autant d’importance dans le traitement qu’une tranche de jambon ou qu’une prise électrique. Le monde banal, quotidien, retrouve son étrangeté. De fait dans une fête réussie, on a retourné l’appartement.
La fête ou le carnaval sont traditionnellement des moments rares de prise de risques : on y brûle le surplus de la nourriture qu’on a gardé pour l’année. On mange tout d’un coup parce qu’on a confiance. C’est une fête de l’abondance. Aujourd’hui, dans nos sociétés de surplus quotidien, de progrès, on peut faire la fête tous les jours. L’abondance est un danger mortifère. La question qui me fascine c’est comment va-t-on atterrir ?

Éclairer au flash des scènes de fêtes où les vêtements sont pensés comme des vêtements de lumière en ce sens qu’ils sont des appels à l’apparat, il y a finalement une logique assez joyeuse. Cet espace du motif construit un appel au regard.

C’est comme une petite boîte à bijoux bien dense qui mettrait en valeur le vide, ou l’éclat du vide. Le flash est aussi une espèce d’obscénité du regard. Je pense à Blow Up, en tant que photographe, même érotique, ça peut m’arriver de me sentir frustré parce que je n’arrive pas à capter assez les choses, malgré toute l’énergie que j’y mets, je ne fais que les frôler.

Le secret de la perception qu’on en aurait à l’œil ? Celui qui échappe volontiers à cette captation temporelle ?

Oui, ou le fantasme qu’on en aurait. Le réel est plus fort. C’est le vieux rêve de tous les réalisateurs de faire un film pornographique mais il y a quand même cet enjeu-là, de toucher à l’obscène du corps par l’image, et ce n’est pas facile. Chez Sade, c’est un carnaval aussi. Il met des choses dans la tête pour te secouer. Ce qui m’intéresse aussi dans le carnaval, c’est que quand on revient sur terre, peut-être que les choses sont plus fraîches, les cartes du banal ont été rabattues, tu les regardes avec un autre œil, tu habites mieux le monde. C’est comme si tu passes une journée avec un masque de bal masqué, tu n’es pas totalement le même homme, ou de ce sentiment d’étrangeté quand tu reviens chez toi après un long voyage.

Défilés, fast fashion & reportages peints

Et si l’on revient à la commande pour Harper’s Bazaar ? Effectivement, tu reproduis, tu réécris le motif de la robe ?

C’était le jeu, c’était la commande ! Et ce n’était pas que le motif mais aussi la texture. Un vêtement c’est une matière, et ça m’arrive de faire les mailles des pulls, de faire sentir les mailles, presque dans un geste où je refais la laine à l’aquarelle. C’était vraiment de la retranscription minutieuse.

Comme un copiste. Je ne le dis pas dans un sens péjoratif mais comme s’il y avait quelque chose de l’ordre de l’enluminure.

J’ai fait des progrès en aquarelle et notamment sur les jeans. En fait le jeans c’est des lignes bleues mais l’épaisseur n’est pas si facile à trouver, il y a une vibration entre le blanc et le bleu. Ce sentiment de la surface du tissu, on n’y pense pas mais c’est très fort en peinture car on peint sur toile, donc la matière du support est vraiment importante. 90% du tableau, c’est d’abord la texture de la toile.
Des fêtes de mode j’en ai fait un peu car j’ai travaillé un moment pour Harper’s Bazaar France où j’ai réalisé des panoramas de défilés pour eux. L’idée c’était de résumer une saison de mode, les faits saillants, en une image. Alexandra Senes était chargée de développer l’édition française, et elle m’a fait faire tous les défilés de mode pendant deux saisons (Chanel, Dior, Miu-Miu, etc) ... J’étais toujours au premier rang pour faire des photos. Ce qui m’a le plus marqué c’est le côté minuscule du milieu, au bout de trois défilés enchaînés, on était une quarantaine à se retrouver. J’étais vraiment mal habillé avec les cheveux gras, mais les photographes se jetaient sur moi pour me prendre en photo, on ne sait jamais. Les fêtes étaient nulles, trop d’enjeux narcissique et professionnel.
La dépense en feu d’artifice qu’est un défilé m’a beaucoup plus fasciné. Je pensais que je serais complètement blasé, mais en fait, c’était génialissime ! Il y avait une électricité et une excitation folle, une dépense intense et furtive. C’est évidemment une esthétique à bannir aujourd’hui. Un défilé de mode c’est d’abord une dépense carbone injustifiable qui amplifie la dérive climatique et nous parait de plus en plus insupportable.

C’est là que mondanité prend tout son sens. C’est un mode d’être au monde ?

C’est arriver à habiter le monde. Je ne suis pas idéaliste mais ce qui est aussi triste que passionnant, c’est de voir se dessiner un choix : la renaissance ou le chaos. Soit on arrive à changer notre manière de vivre dans le monde, nos valeurs, nos hiérarchies, nos priorités et nos addictions soit c’est le chaos. Nous subirons la dérive climatique quoiqu’il arrive au vu de l’inertie de l’effet de serre, reste à savoir si nous serons capables d’en atténuer les effets ou de l’accélérer avec par exemple la fast-fashion.

La fast-fashion, c’est la fin du monde ?

Bien sûr c’est la fin du monde et surtout, je pense que les clients vont se retrouver vite à la vomir. Après la dixième canicule, avoir vu la forêt de son enfance en flamme et les perspectives de « vie normale » s’évanouir, on n’y croira plus du tout à tout cela. La question reste quand est-ce qu’on croira en ce qu’on sait. Se dessiller les yeux, se désillusionner au plus vite, c’est commencer tout juste à arrêter le saccage.

Défilés N°01

Défilés N°01

Aquarelle sur papier, 17 x 45 cm, commande.

Collection particulière.

Il y a des pistes positives pour la mode, je crois. Par exemple, moi je suis grand et gros et je ne rentre dans aucun vêtement standard. J’ai découvert avec émotion ce qu’était le misfit, inventé avec l’industrie. On crée un corps imaginaire et à partir de ce corps, on fait les vêtements des gens. Donc évidemment que je ne peux qu’être malheureux ! Je trouverais merveilleux que l’on revienne à une sorte de sur-mesure quelconque, même par ordinateur, mais quelque chose d’intelligent et de beaucoup plus durable puisqu’adapté à des vrais corps, pas à des idées. Qu’est-ce que cette beauté normée ? C’est une préparation à la haine de soi. Ça fait vendre des crèmes de jour. Je reste étonné que perdure dans les magazines de mode, malgré les luttes féministes, cette pure haine pour le corps réel. Les photos dans les magazines ressemblent vraiment à des peintures pompiers idéalisantes et misogynes du XIXe siècle. Débarrassé de cette saturation de fausseté, cela ferait sûrement moins d’argent pour les annonceurs, mais nous rendrait, je le crois, plus heureux, d’accepter nos corps, ici et maintenant.
Ces changements profonds du milieu de la mode toucheront également le milieu de l’art contemporain à n’en pas douter. Ce dernier est de plus en plus dépendant structurellement de la mode : beaucoup de galeries parisiennes tiennent financièrement par la location de leurs espaces pour les fashion week, la part des locations pour des évènements dans les musées ou centre d’art est de plus en plus grandes. La cours des comptes a révélé que le budget du Palais de Tokyo en 2021 c’était pour 14% de la billetterie et pour plus de 60% de l’événementiel, jusqu’à suivre le rythme des fashion week pour décider celui des expositions. Si ces bombes climatiques toxiques que sont les fashion week s’arrêtent, c’est également tout mon milieu qui va trembler.

Illustrations

References

Electronic reference

Mathieu Buard and Thomas Lévy-Lasne, « Clair-obscur », Modes pratiques [Online], 5 | 2023, Online since 08 September 2026, connection on 12 September 2026. DOI : 10.54390/modespratiques.921

Authors

Mathieu Buard



Commissaire indépendant d’art contemporain, Mathieu Buard conçoit des expositions qui soutiennent l’émergence artistique et les pratiques croisées (récemment au CNCS de Moulins Danser l’image - Ballet National de Marseille). En tant que critique, il écrit pour différents supports éditoriaux : Magazine, Feu, Modes pratiques, Temple, ainsi que pour des artistes contemporains et leurs galeries (Almine Reich, Perrotin, The Pills …). Agrégé d’arts appliqués de l’École Normale Supérieure de Cachan, il enseigne la mode, les pratiques artistiques contemporaines, les théories afférentes aux industries créatives et culturelles. En 2021, il a co-dirigé à Cerisy le premier colloque sur la mode : « La mode comme indiscipline ». Responsable des diplômes de master et licence à l’École Duperré Paris, à l’université Gustave Eiffel et à Paris III Sorbonne Nouvelle, il intervient également à l’ENS Paris Saclay. Il exerce enfin un travail de conseil pour des maisons de luxe et accompagne la création contemporaine, en particulier pour la Cité Internationale de la Tapisserie d’Aubusson où il développe une direction artistique pour le fonds contemporain.

By this author

Thomas Lévy-Lasne



Né en 1980 à Paris, Thomas Lévy-Lasne est représenté par la Galerie Les filles du calvaire et est ancien pensionnaire de la Villa Médicis (2018-19). Aquarelles de fête, fusains de manifestations, dessins érotiques de webcam, peintures à l’huile de la solitude urbaine ou de l’envahissement de l’intime par la technologie, il aborde d’une manière classique les sujets les plus divers et les plus contemporains et traite aujourd’hui la fin du banal, celui de la catastrophe écologique.

Copyright

La revue Modes Pratiques est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'utilisation commerciale - Pas de Modification 4.0 International