Sous surveillance

Archive de nuits costumées

DOI : 10.54390/modespratiques.951

Text

s.t., 2022

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© Victor Piette, Ève Delavie, Aristide Hiegel, Lucie Carrère.

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© Victor Piette, Ève Delavie, Aristide Hiegel, Lucie Carrère.

Au XIXe siècle, les bals masqués et costumés publics sont l’un des divertissements les plus en vogue à Paris. Nés à l’Opéra au XVIIIe siècle, ils se sont ensuite répandus dans tous les théâtres, salles de bal, cafés-concerts ou music-halls. Liés aux usages carnavalesques, la plupart se tiennent entre décembre et la mi-carême ; leur succès est tel, cependant, qu’à la fin du siècle, nombre de lieux en organisent jusqu’au printemps. Ils drainent des foules importantes, souvent plus de 1 000 personnes, parfois jusqu’à 4 000, entre 11 heures du soir et 4 heures du matin. Ces foules festives et ces nuits blanches attirent l’œil de la police. Sous le masque et sous le déguisement, les viveurs font peur : « il est certain que les personnes travesties sont plus disposées à faire du tapage que celles qui portent le costume ordinaire1 » consigne un officier de paix en 1874. Aussi ces fêtes sont-elles scrupuleusement surveillées par la préfecture de Police. Sous la IIIe République, cette surveillance se structure sous l’égide du service des mœurs, qui traque prostitution, homosexualité ou tout comportement dit alors « indécent ». Elle est particulièrement vigilante pour deux salles : la salle Valentino et la salle Frascati, dans le 1er arrondissement de Paris. Ouverte en 1873, la salle Frascati est située au 49 rue Vivienne ; plus ancienne, la salle Valentino, située au 251 rue Saint-Honoré, a ouvert sous la monarchie de Juillet : toutes deux attirent un public mêlé, de danseurs et de curieux, que la police scrute attentivement, heure par heure, du début des bals à leur dispersion.

Les extraits de rapport de police2 rassemblés ici témoignent de cet œil tatillon, attentif à déceler, puis décrire, le banal aussi bien que l’incident. Ils consignent l’ordinaire de ces bals : heure d’ouverture des portes, du début des danses, heure de fin ; statut et nature des publics ; parures et costumes. Ils en disent surtout le moindre désordre : rixes au vestiaire ou dans la salle, vols, quêtes, racolage, ivresse, costumes trop décolletés ou inappropriés... Dans leur précision obsessionnelle, ces archives nous livrent ainsi ces nuits, à nulle autre pareilles, saisies sur le vif.

Affiche de Jules Chéret, 1875

Affiche de Jules Chéret, 1875

Masque rouge, fers croisés, mais mouchetés, fond noir : Jules Chéret joue de l’imaginaire, puissant, du mystère qui entoure ces bals. Qui que vous soyez, cette affiche de 1875 vous invite à une nuit de frissons : curieux qui rêvez de lever le mystère de ce qui s’y passe ou audacieux qui rêvez de l’anonymat et de ses intrigues.

Bibliothèque nationale de France / Gallica

Paris, rapport du 14 janvier 1872 (Valentino)

« À une heure, la salle était comble. Les personnes costumées étaient beaucoup moins nombreuses que dans les nuits passées ; et parmi elles, un bon quart étaient salariées pour entraîner la danse. Au nombre des individus payés se trouvaient deux jeunes gens, parfaitement déguisés en singe, et pour lesquels l’administration avait élevé exprès une sorte de trapèze où ils ont fait mille et un tours. Les gestes de ces singes étaient indécents et, devant eux, certaines personnes se sont retirées avec dégoût. Les clodoches, que l’on avait annoncés dans les journaux, ne se sont pas présentés. Les femmes déguisées avaient des costumes de très peu de valeur. L’assistance était assez mal composée. J’entends dire que les personnes venues au bal appartiennent, pour la plupart, aux classes inférieures. Il y avait cependant des gens notables dans le commerce, la finance et l’administration. Les étrangers, contre l’habitude, y était fort rares. À peine remarquait-on deux ou trois espagnols, et un ou deux anglais. Les employés de nouveautés abondaient, et étaient répandus dans toute l’étendue de la salle. Les étudiants y étaient représentés par une douzaine des leurs. Les journalistes ne faisaient pas faute, et on en voyait quatre à cinq, étalés sur les divans, entourés de femmes, faire grand bruit. La danse a été très animée, et cela doit être un peu attribué aux consommations, qui ont été absorbées en assez grande quantité. Les femmes, non déguisées, étaient toutes convenablement mises. Beaucoup d’entre elles étaient venues avec des hommes élégamment mis qui, sans doute, les entretiennent. »

Paris, rapport du 9 février 1873 (Valentino)

« Quelques individus revêtus de costumes quasi militaires ont été invités à les modifier, ce qu’ils ont fait. À partir de 1h, l’animation a été grande. Les personnes travesties étaient au nombre de cent environ. Grâce à une certaine sévérité devenue nécessaire, on ne s’est pas écarté des bornes de la décence. »

Affiche de Jules Chéret, 1874.

Affiche de Jules Chéret, 1874.

Femmes au loup noir ou costumées, polichinelle, arlequin ou hommes en habit de soirée ; foule dansante, joueuse ou spectatrice : c’est, ici, le mélange libre des mondes que met en scène Jules Chéret. Là encore, quoi que vous cherchiez, vous le trouverez à Frascati.

Bibliothèque nationale de France / Gallica

Paris, rapport du 28 décembre 1873 (Frascati)

« À minuit 1/2 les salons étaient envahis par un grand nombre de jeunes gens appartenant à la bonne société.

On remarquait au milieu de tous ces jeunes gens [...] un certain nombre d’individus dont la tenue laissait à désirer, les uns portaient des vêtements de couleur, les autres des chapeaux ronds en feutre, et comme le vestiaire avait été envahi, la plupart du public se promenait avec ses pardessus sur les bras, ce qui donnait une singulière physionomie à la salle de danse. »

Paris, second rapport du 28 décembre 1873 (Frascati)

« J’ai l’honneur de rendre compte à Monsieur le Chef de la Police Municipale d’une scène de désordre qui s’est produite cette nuit à 3 heures 10 minutes au bal Frascati.

Le sous-brigadier Ribet venait d’être requis d’y pénétrer par des employés de l’établissement quand arrivait aussi le brigadier Richard.

J’en étais sorti quelques instants avant, et jusque-là on n’avait eu à intervenir dans aucun incident sérieux. Des gardiens de l’arrondissement furent réunis ; ce n’est qu’avec peine qu’ils purent parvenir au vestiaire où le désordre était au comble. Il était envahi par une foule compacte de gens se jetant sur les effets ; plusieurs en emportaient sans s’inquiéter s’ils leur appartenaient. Une partie des vêtements étaient dépourvus de numéros d’ordre ; des personnes auxquelles il en avait été remis cependant, les réclamaient vainement. Les gardiens purent se rendre maîtres du vestiaire, et procéder alors à la distribution des effets numérotés qui furent restitués aux porteurs des numéros correspondants.

Le bal était terminé à 5 heures, les objets non numérotés ont été apportés au milieu de la salle où ils ont été reconnus par leurs propriétaires. Il en est resté mais de peu de valeur avec des cannes et des parapluies. Des particuliers ont dû se retirer sans être rentrés en possession des leurs ; des plaintes seront évidemment déposées à ce sujet. Une dame qui ne s’est pas fait connaître aurait ainsi perdu un pardessus doublé en hermine d’une valeur de 1000 francs. »

Paris, rapport du 4 janvier 1874 (Valentino)

« On y remarquait des toilettes assez élégantes et un assez grand nombre de cavaliers en habit.

À une heure du matin, une bande de masques genre clodoche est arrivée et a fait le tour de la salle, portant des perches où étaient suspendues des lanternes vénitiennes, puis s’est livrée à des danses excentriques. »

Paris, rapport du 15 février 1874 (Frascati)

« Dans la galerie du promenoir, on remarquait un certain nombre de femmes revêtues de riches dominos, la plupart portaient des rivières de diamants et toutes gardaient leurs masques.

On rencontrait aussi des habituées des Folies Bergères costumées en grisettes et entièrement décolletées.

[...] La fille publique Cot, Maria, costumée en pêcheur napolitain, obtenait un certain succès. »

Paris, rapport du 18 février 1874 (Frascati)

« On était excessivement sévère au contrôle. Tout individu costumé qui n’était pas vêtu avec soin, et dont la chaussure laissait à désirer, se voyait refuser l’entrée. »

Paris, rapport du 27 décembre 1874 (Frascati)

« Les portes de cet établissement ont été ouvertes au public à 11 heures 1/2 et les danses n’ont commencé qu’à minuit, jusqu’à 2 heures du matin il y a eu beaucoup de monde et on y a remarqué beaucoup d’hommes paraissant appartenir à la bonne société.

Les femmes étaient peu nombreuses et la plupart de ces dernières étaient déguisées en laitières, plusieurs portaient la tenue de ville et quelques-unes entr’autres étalaient des toilettes riches.

[...] Vers 3 heures, deux femmes masquées de mauvaise apparence quoique décemment déguisées ont été huées par la foule qui les a suivies en criant pendant un quart d’heure à tel point qu’elles ont dû quitter la salle.

Un peu plus tard deux autres femmes également déguisées ont eu une petite dispute et ont proféré à haute voix des paroles injurieuses et obscènes, mais Mr l’Officier de paix de service les a fait sortir immédiatement et le tumulte a cessé.

Les danseurs étaient peu nombreux ainsi que les masques, et quelques laitières ont fait des quêtes avec leur boîte à lait qui ont été assez productives.

La tenue en général était bonne et bien que l’habit ne soit pas de rigueur la plupart des hommes le portaient. »

Paris, rapport du 31 janvier 1875 (Valentino)

« À minuit, une femme s’est présentée dans un costume tellement décolleté que, le public en ayant témoigné son indignation, les inspecteurs de l’établissement l’ont mise à la porte au moment où elle pénétrait dans la salle.

Comme d’habitude, à minuit et demi, un certain nombre de travestis, portant des falots, ont fait leur entrée et se sont livrés ensuite à des danses excentriques. »

Paris, rapport du 12 décembre 1875

(Frascati)

« Louise, la blanchisseuse, dans un costume de page, accompagnée de Pauline, demeurant rue de Calais 7, affublée d’un costume de fantaisie très décolleté, ont été entourées et très applaudies toute la soirée en raison de l’obscénité de leur danse. »

Paris, rapport du 26 décembre 1875 (Frascati)

« Comme au bal précédent très peu de personnes étaient costumées, une cinquantaine tout au plus. Une quinzaine de pédérastes dont la plupart portaient le costume de femmes avec bracelets, bagues etc, se sont fait remarquer par leurs gestes indécents et provocateurs. Peu des femmes galantes qui fréquentent souvent cet établissement se sont présentées et on n’y a remarqué que les nommées :

1° Louise la blanchisseuse en costume de Charlotte Corday avec d’énormes rubans tricolores.

2° Delaunay, demeurant rue Saint Lazare 65.

3° Pauline, rue de Douai 26.

[...] Beaucoup de laitières paraissant être des demoiselles de magasin quêtaient avec persistance et beaucoup ont été mises à la porte pour ce fait. »

Paris, rapport du 2 janvier 1876 (Valentino)

« Il y avait peu de monde, relativement aux bals précédents, et les personnes costumées étaient rares. Cependant on y a remarqué quelques femmes déguisées en laitières qui quêtaient avec des petites boîtes en fer blanc qu’elles portaient au côté, mais ces femmes étaient rebutées souvent ; néanmoins elles insistaient et se contentaient de cinq ou dix centimes. »

Paris, rapport du 16 janvier 1876 (Frascati)

« À trois heures, une femme d’une grande beauté et portant un costume riche et élégant a attiré l’attention du public et elle a été suivie par plusieurs hommes. Elle était accompagnée d’une femme d’une quarantaine d’années travestie en boulangère. Cette dernière paraissait, sinon la mère, du moins la procureuse de la jeune fille qui n’a guère que 17 ans ; une surveillance active a été exercée sur elle et il en est résulté qu’elle a déclaré elle-même se nommer Mme Richard demeurant rue Royale n° 23, au 3e étage, où, dit-elle, elle est visible tous les jours de trois à cinq heures.

Cette personne, après avoir donné rendez-vous lundi à un agent du service, a quitté le bal à quatre heures, heure de la fermeture, avec un individu étranger qu’elle a racolé en le priant de la conduire en voiture chez elle. [...] »

Paris, rapport du 16 janvier 1876 (Valentino)

« Le bal a été ouvert à 11 heures 1/2 par un quadrille dansé par quelques couples presque tous déguisés ; il y avait à ce moment peu de curieux, mais le monde arrivait sans discontinuer.

Jusqu’à minuit et demi, il y a eu peu d’animation, mais à ce moment, de nombreux déguisés caracolant sur des chevaux de carton firent irruption dans la salle et égayèrent les assistants.

[...] Dans le cours de cette soirée, Monsieur l’Officier de paix de service a fait expulser de la salle deux femmes et deux individus qui étaient pris de boisson et s’étaient présentés dans un costume peu décent ainsi qu’un autre individu ayant les allures d’un pédéraste. »

Paris, rapport du 30 janvier 1876 (Valentino)

« Le bal a été ouvert à 11 heures 1/2 par un quadrille dansé par quelques amateurs travestis ; il y avait peu de monde au début, mais les curieux et d’autres amateurs sont successivement arrivés.

À une heure, un défilé d’individus déguisés et figurant un baptême a été fort applaudi par le public qui était assez nombreux. Jusqu’à deux heures moins un quart, il y a eu assez d’animation, mais à ce moment un certain nombre d’assistants sont partis en voiture se rendant au bal Frascati.

On remarquait peu de femmes en costume de ville et celles qui étaient travesties et paraissaient appartenir à la bonne société n’ont pas quitté le masque dit loup et n’ont fait du reste qu’une courte apparition. »

Paris, rapport du 30 janvier 1876 (Frascati)

« On y a remarqué plusieurs déguisés sous de riches costumes et aussi beaucoup de dominos.

Plusieurs déguisés dont les costumes laissaient à désirer ont été refusés à la porte.

La tenue des hommes était mieux que d’ordinaire, la plus grande partie était en habit et cravate blanche.

On y a remarqué, très entourée, la fille publique Brunswick, portant un costume très décolleté, mais à 2 heures elle a quitté la salle pour aller aux Variétés. »

Paris, rapport du 1er mars 1876 (Valentino)

« On y a remarqué peu de travestis et les femmes de mauvaises mœurs qui étaient en grand nombre, n’ont causé aucun scandale qui soit de nature à être réprimé. Une cinquantaine d’Anglais, paraissant appartenir à la domesticité ont fait des excentricités et parmi eux, il y en avait trois travestis en jockey, qui, quand quelqu’un venait près de leur société, jetaient des sous à terre près du buffet américain pour qu’ils soient ramassés, et de là des bousculades, cependant aucun acte brutal n’a été commis. »

Paris, rapport du 1er mars 1876 (Frascati)

« Vers 10 heures, une cinquantaine de masques sont entrés ensemble dans la salle et ont exécuté presque immédiatement un quadrille qui a eu beaucoup de succès.

À minuit, la circulation était presque impossible et l’on n’avait pas encore vu à Frascati un bal si animé.

Le public était très varié et il est venu beaucoup d’hommes en habit.

Parmi les femmes connues du service on a remarqué les nommées Dorsay Hortense demeurant rue Bréda n° 9, Masson rue de Rivoli n° 3 bis, Moulin Clarisse dite Moutane rue Casimir Périer 11, Louise Dauche artiste lyrique rue Pigalle n° 39.

Lesquelles étaient en domino noir et accompagnées d’individus également costumés.

Une femme galante demeurant rue Larochefoucault n° 45 et connue sous le prénom de Louise portait un costume d’Almée très riche qui a fait sensation.

Les nommées Bernheim Mathilde rue Condorcet 41 et Jacobi Pauline rue Bréda n° 20, habillées en homme ont également été très remarquées en raison de leur danse excentrique.

[...] Une femme qui est restée masquée et dont on ignore le nom, a été expulsée pour être montée sur une chaise et avoir chanté des cantiques qu’une vingtaine d’individus applaudissaient. »

Paris, rapport du 25 janvier 1880 (Crémorne, ex-Valentino)

« Ce bal a été particulièrement animé, surtout jusqu’à deux heures du matin. Les travestissements, qui y étaient assez nombreux, n’avaient rien de contraire à la décence.

À une heure et demi du main, l’huissier de service a amené au bureau de police le nommé Walter Jarratt, sujet anglais, employé dans la maison de commission Wanbergen rue de la banque 17, demeurant rue Richeponce 13, qui avait déchiré le pan de la redingote d’une femme travestie en homme et cela d’une façon tout à fait intentionnelle. Cette femme nommée Boucault Clémence, agée de 27 ans, exerçant la profession de lingère demeurant rue de la Chaussée d’Antin 17, n’ayant pu s’entendre avec le nommé Walter Jarratt sur la valeur du dommage, je l’ai invitée à se pourvoir devant la juridiction civile. J’ai expulsé ensuite de l’établissement cet individu qui était dans un état voisin d’ivresse. »

s.t., 2022.

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© Victor Piette, Ève Delavie, Aristide Hiegel, Lucie Carrère.

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Notes

1 Rapport de l’officier de paix Berraz sur le bal masqué et costumé de Frascati du 21 décembre 1874, 22 décembre 1874, DA 65, Archives de la préfecture de Police de Paris. Return to text

2 Ces rapports de police sont conservés aux archives de la préfecture de Police de Paris, dans les séries DA 65 pour Frascati et DA 62 pour Valentino. Return to text

Illustrations

  • s.t., 2022

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    © Victor Piette, Ève Delavie, Aristide Hiegel, Lucie Carrère.

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    © Victor Piette, Ève Delavie, Aristide Hiegel, Lucie Carrère.

  • Affiche de Jules Chéret, 1875

    Affiche de Jules Chéret, 1875

    Masque rouge, fers croisés, mais mouchetés, fond noir : Jules Chéret joue de l’imaginaire, puissant, du mystère qui entoure ces bals. Qui que vous soyez, cette affiche de 1875 vous invite à une nuit de frissons : curieux qui rêvez de lever le mystère de ce qui s’y passe ou audacieux qui rêvez de l’anonymat et de ses intrigues.

    Bibliothèque nationale de France / Gallica

  • Affiche de Jules Chéret, 1874.

    Affiche de Jules Chéret, 1874.

    Femmes au loup noir ou costumées, polichinelle, arlequin ou hommes en habit de soirée ; foule dansante, joueuse ou spectatrice : c’est, ici, le mélange libre des mondes que met en scène Jules Chéret. Là encore, quoi que vous cherchiez, vous le trouverez à Frascati.

    Bibliothèque nationale de France / Gallica

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References

Electronic reference

Corinne Legoy, « Sous surveillance », Modes pratiques [Online], 5 | 2023, Online since 29 January 2025, connection on 12 September 2026. DOI : 10.54390/modespratiques.951

Author

Corinne Legoy



Corinne Legoy est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université d’Orléans (laboratoire Polen). Spécialiste d’histoire politique et culturelle du XIXe siècle, elle travaille actuellement sur les bals masqués et costumés à Paris entre 1830 et 1914. Elle est l’auteur récemment de : Le monde de l’Angle. Voix paysannes 1915-2020 (Bleu Autour).

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